Chroniques méditerranéennes………

L’acacia comme chaque année revêt son habit d’apparat, cela donne une impression nacrée de voile ondulant sous la brise.

Pendant ces semaines de parures éblouissantes, l’air s’emplit de parfums sucrés lorsque le soleil du matin   réchauffe ces grappes en un parfum à la limite du palpable, une senteur voluptueuse.

Une haie de pyracantha , accompagne la floraison des acacias, en bourdonnements et parfums capiteux, à celui qui offrira le plus de souvenirs olfactifs.

Mars aride, avril humide, mai tenant des deux, présagent l’an plantureux.

D’ici quelques semaines, d’autres arômes aussi puissant envahiront l’air, lorsque les grappes de l’arbre à beignets se fermeront; mais laissons parler un auteur que j’apprécie » Apparaît, la fleur étrange du tilleul, une aile de libellule, d’où émerge un minuscule soleil » , Alain Paraillous.

Froid mai et chaud juin, donnent pain et vin

Si le dicton est vrai, méchante femme s’épouse en mai.

Revenons à nos étagères, quelques conifères de notre coin de Languedoc, se prélassent  en ce joli mois de mai, mois en températures agréables, parfois un peu fraîches, mais excellentes pour nos arbres.

Le cade, juniperus oxycedrus, petit cèdre, cèdre piquant, est un conifère agréable à mener en pot, se comportant très bien en ce milieu étroit( n’en déplaît à certains, qui le considére moins bien qu’un tropical, bon, il faut dire qu’ils habitent la sibérie, et non certainement pas la main verte pour ce genre de conifère).

Ce que j’ai pu observer: il se montre assez résistant au froid, à condition de bien protéger son racinaire noyé dans du mulch de bois( cela lui garde une certaine fraicheur utile en hiver), son substrat pumice(petite granulométrie) , akadama, un peu de kyriu.

Il figure assez souvent parmi les dernières espéces à entrer en repos végétatif, mais il se montre parmi les premières à répondre au printemps, par une pousse assez forte.  Mi-mai, il prépare ses bourgeons floraux( enfin le mien).

Sa mauvaise réputation, vient du fait qu’il abandonne les rameaux faibles, les moins exposés au soleil(lumière). Sur les conseils de Jean-François Busquet, pour remédier à cela, j’ai ôté les rameaux faibles inutiles a sa forme, des approches de pincements pour favoriser un certain bourgeonnement en arrière, qui pourra me servir d’appui pour de futures tailles, pour éviter des pousses trop longues.

Tailles que j’effectue lorsque vient juillet, en m’appuyant soit sur un bourgeon, soit sur une pousse naissante, cela permet une alimentation constante de la branche taillée.  J’évite de racourcir une branche trop d’un coup, préférable de le faire par étapes. Après, l’approche de juillet, nous avons un bourgeonnement important grâce à notre deuxième printemps, en septembre.

En pot le cade apprécie en été des arrosages quotidien, en automne réduire ses apports, en veillant que le substrat reste humide, l’hiver bien observer , arroser par journée ensoleillée, mais en veillant de ne pas trop saturé.

Photo 1, lors de son achat en 2007

 

 

Après, sa première approche de forme.

Je le souhaitais plus aèrien , plus graphique, avec une synthèse linéaire simple, le voici après son approche datant 14 avril.

Comme l’arbre était en pleine forme, je lui ai supprimé deux branches, enlevé toutes les branches faibles, celles inutiles pour sa forme.

Cette saison, sera consacrée à la densification, à l’amélioration de la structure des branches, afin que l’arbre rentre dans sa phase de maturation( tiens je parle comme pour le vin).

J’aurai plaisir de profiter de sa forte personnalité, bien féminine dans son allure, un shohin d’esprit lettré qui prouve, que parfois il vaut  mieux se fier aux personnes connaissant bien cette variété( Jean-François Busquet, gilles Bouclier) qu’aux personnes aux opinions hâtives, qui hantent ce milieu.

 

 

 

 

Le genèvrier de phénècie, junipérus phoenicia, encore un bien de chez nous, certains le compare à l’itoïgawa, disons dans son allure générale, il n’a que cela dans cette comparaison.

Pour moi, c’est un caractériel, j’en posséde quatre, quatre caractères différents, tant dans la pousse, que dans les réactions aux travaux. Il est assez lent, pour réagir( cela est une moyenne), mais lorsqu’il réagit, il réagit.

Mes observations: Aime le soleil printanier, ensuite lorsque les températures montent, l’installer dans un endroit où il pourra profiter de deux heures de soleil matinal, mes genévriers en fin de printemps rejoignent tous le même endroit( itoïgawa, cade et chamaecyparis sawara, endroit possédant une ombre lumineuse, protégé de notre Tramontane). Même composition de substrat que le cade, comme lui pas mal d’engrais sous forme solide , liquide deux fois semaine, ainsi que que des apports d’engrais foliaire deux fois semaines, de la potasse à partir de fin septembre. Comme le cade maintenir une certaine humidité, arrosage journalier en été, avec vaporisation du feuillage en fin d’aprés-midi en été journalière, au printemps, je fais cela sur le coup de 10h30 environ, en automne, si journée chaude,  comme en été.

 Les petits que vous apercevez( plus un autre de la taille chuhin), seront travaillés en avril 2013, JFB, conseil cet approche au printemps, ils réagissent bien mieux,  de préférence aux travaux effectués en octobre ou en décembre, où,  parfois il y a perte de branches, malgré une protection en serre froide, cela s’avère aussi un peu plus contraignant dans les attentions.

Comme le cade, ils  passent  leur hiver noyé dans du mulch de bois,  les petits seront  en serre froide, les chuhin passeront leur hiver à la clarté des étoiles, comme le cade.

Les pincements ont lieu en fin de pousse, lorsque les tiges ont bien tirées , cela se passe vers mi-juin, en juillet on peut pratiquer des approches de taille pour sa mise en forme, on enlève les rameaux faibles, ceux qui poussent en dessous, ceux qui poussent  au-dessus, les rameaux mal formés.

 

 

 

Passons, avec un arbuste qui m’a bien adopté, le pyracantha.  je préfére laisser parler mon ami Ludovic, vous décrivant l’attachement qui lui porte.

Un arbre attachant, oui, prolifique, oui, fleurissant chaque année oui( sauf celui que je présente où j’ai tout supprimé,lors d’une défoliation totale).

Encore pas mal de préjugés sont portés  sur cet arbre, par exemple sur sa facilité d’attraper le feu bactérien, toutes maladies cryptogamiques passant par là, je n’ai jamais rien vu jusqu’à maintenant( bon ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué). Son substrat se compose de pumice et d’akadama avec un peu ( un peu) de kyriu, sauf pour la petit ( sphaigne hachée et pouzzolane petite granulométrie).

En général, je fais sa taille de structure, après sa floraison, pour le plus gros, j’évite des tailles trop drastiques ,  ce qui me permet d’avoir un développement trop exagéré de bourgeons, les plus petits ne reçoivent qu’une taille de printemps.

Bien que la pose de ligature ne soit nécessaire, j’ai recoure parfois pour accentuer un mouvement que je ne pourrais obtenir par la taille.

J’effectue une défoliation totale tous les trois ans, bien que cela ne soit pas trop tolérée. Souvent lors de son rempotage en automne pour le grand, j’effectue une défoliation partielle, au printemps lorsque je rempote les mame, cela est une défoliation totale, j’ai remarque qu’il ramifiait bien mieux, ensuite. Son exposition ,est au printemps au soleil, ensuite il passe à mi-ombre lorsque les températures s’élèvent, son arrosage est quotidien, pendant la saison de pousse, plus particulièrement pendant la nouaison( formation du fruits).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un futur mame, élevé dans un mélange de sphaigne hachée et pouzzolane, au prochain printemps, il sera rempoté sur une tuile de terre cuite, avec un orme issu de bouture et quelques plantes d’accompagnement, dans le but de faire un mini penjings.

   Avant de clore ce mois de chroniques, je souhaite vous présenter un arbre que j’affectionne beaucoup, il a reçu son approche de forme, je le cultive à l’identique des genévriers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chamaecyparis sawara, ou cyprés sawara

J’en profite pour remercier, Gilles, Jaume, Michel, pour leur contribution, vivement d’autres billets  de votre part.

Joël.
avr 25, 2012 - Non classé    No Comments

SHIN,GYO, SO et le Toriawase

 Avec plaisir, nous retrouvons Michel Otto

Présentation en exposition

Tokonoma :

Compositions à deux éléments.

Placer le shitakusa en avant par rapport au rebord de la tablette.
L’utilisation de conifère ou de caduc est possible.
Dans le Tokonoma, la répartition de la surface réservée au bonsaï et à la plante d’accent est de 30% pour l’arbre et de 70% pour le Shikatusa.
Les mouvements des deux éléments doivent converger.

Arbre Shitakusa
I__________________I_________________________________________I
0% 30% 70%

Composition à trois éléments : 

Les deux arbres sont placés sur la même ligne et parallèle au bord du Tokonoma, le shitakusa en avant.
Les mouvements des trois éléments doivent converger.
Si le deuxième arbre est une cascade (kengaï) avec des branches trop en avant, on peut le reculer en fonction des espaces vides.

Le placement sur la tablette :

Les bords des pots ne doivent pas toucher la rainure du plateau de la tablette.
Le pot n’est pas toujours placé juste au centre du plateau, mais peut être légèrement décalé en fonction du mouvement de l’arbre. Si l’arbre a un mouvement vers la gauche, l’espace gauche sur la tablette sera un peu plus grand.
La même règle s’applique pour les shitakusa sur leur plaquette (JITA). Si la direction du shitakusa va à gauche, la plaquette sera décalée à gauche (et le pot vers la droite).
Si le Shitakusa a un pot rond, il sera placé au centre de la plaquette.
Tablette : les lignes du bois seront toujours orientées dans le sens de la longueur.
Ishizuki et Suiban : laisser toujours plus d’espace du côté du sens de la tête du rocher.
Pas de Shitakusa pour la présentation d’un Ishizuki.

La présentation :

Trois types : SHIN, GYO et SO.

SHIN : présentation uniquement de conifères et de Prunus mume (taille et aspect masculin), pots bruts, sans émail.
3 sous-ensembles :
Shin/shin : tronc épais
Shin/gyo : tronc moyen
Shin/so : tronc fin.

GYO : présentation d’arbres à feuilles caduques, arbres à fleurs et arbres à fruits.
Pots émaillés.
Seulement 2 sous-ensembles dans la catégorie « Gyo » :
Gyo/gyo : moyen.
Gyo/so : fin.
Gyo/shin », ce classement n’existe pas.

SO : présentation d’herbes.

Les présentations de forêts de conifères seront placées dans la catégorie Gyo.
Gyo/gyo : troncs moyens et assez fins.
Gyo/so : troncs fins.

Pour la catégorie Gyo, la taille du pot est fonction de la grosseur des troncs des arbres.
Gyo/gyo : assez gros, le pot sera un peu plus gros.
Gyo/gyo : moyen, le pot sera plus fin.
Gyo/so : pot fin ; assiette.

Utilisation de nattes de bambou est autorisée durant le printemps, l’été et le début de l’automne.

Précision pour la catégorie Gyo
Gyo/gyo futo
Gyo/gyo chu

Les tablettes (Shoku) :

Shin/shin : très robustes (pieds tournés vers l’extérieur autorisé).
Gyo/gyo : tablettes plus fines
Tablettes en bambou pour Gyo seulement.

La présentation d’une étagère Hako kazari. (Étagère pour les Shohin) : 

Cette étagère est la représentation symbolique, imaginaire d’une montagne.
Sur l’étagère du haut, on ne peut placer qu’un seul arbre qui doit être uniquement un conifère (Shin). Pas de Shin sur les étagères du dessous.
À partir de l’étage intermédiaire, l’utilisation d’un Gyo autorisée.
Si un Gyo est présenté sur l’étagère supérieure (ce qui est autorisé), il est obligatoire de placer des Gyo sur les étagères intermédiaire et inférieure.
Pour le Gyo présenté sur l’étagère supérieure ; tous les styles sont autorisés.
Si sur l’étage supérieur, le mouvement de l’arbre va vers la droite, il faut décentrer légèrement l’arbre vers la gauche, il y aura donc plus d’espace libre à droite.
Il faut que le nombre total d’arbres sur l’étagère soit impair.
Il faut que l’arbre présenté sur la tablette supérieure soit plus volumineux que les autres (Shin)
Pas de support Shoku ou Jita dans l’armoire pour les arbres sauf pour les arbres de style Kengaï ou Han-Kengaï.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pots doivent être de couleurs et de formes différentes.
Pour une présentation à trois éléments avec un shitakusa entre l’étagère et l’arbre secondaire, on ne doit pas retrouver de shitakusa sur l’étagèreToriawase : travail d’assemblage :Shin/Shin : pot profond, massif, mat, les pieds orientés vers l’extérieur sont autorisés. La tablette doit être le plus simple possible, massive et sans aucune décoration, car l’arbre est l’objet principal.Gyo/gyo : utilisation de tablette à barreaux Sanjoku.
Elle est d’une utilisation sûre et facile.
Des conifères avec un tronc fin peuvent être exposés dessus.

Les tablettes doivent être de couleur foncée jamais en bois brut. Pas de couleur noire, mais marron foncé, jamais de marron clair. La couleur foncée va avec la lourdeur du bois et le poids de la table.

Mochicomi pour les tablettes:
À l’aide d’un chiffon en soie, lustrer les tablettes avec des mouvements circulaires.
Manipuler les tablettes avec des gants blancs.
Manipuler le pot avec précautions.
Ne pas transporter la tablette et le pot ensemble, ce dernier pourrait bouger et rayer son support.
Il faut prendre l’habitude de lever, bouger, poser. Les pots, ne pas les trainer sur le plateau de l’étagère
Pour une exposition, la ligature est autorisée sur les branches pas sur le tronc.

Exposition en Tokonoma:
Traditionnellement pas de kakemono ni de Tempaï dans le Tokonoma.
Suiseki + shitakusa : autorisé.
Suiseki + arbre : interdit.
Le bambou est utilisé comme plante d’accompagnement, pas comme arbre principal.
En cas de présentation à deux éléments (2 arbres), jamais deux « shin » ensemble comme arbre principal et arbre secondaire.
La présentation de deux « Gyo » est autorisée.
Si un arbre est dans le style penché, décaler légèrement le pot sur la tablette à l’opposé du mouvement de l’arbre.
C’est le mouvement de l’arbre qui compte, pas celui de la tête.
Révision de la présentation pour les trois catégories : SHIN, GYO et SO.SHIN (conifères).
Le Prunus mume et les Satsuki sont les seuls arbres à fleurs autorisés dans la catégorie
Le buis
Shin ». Ils peuvent recevoir un pot non émaillé.
• Shin forme Shin : gros troncs.
• Shin forme Gyo : tronc de grosseur moyenne.
• Shin forme So : Tronc fin.
Les conifères de cette catégorie peuvent être placés sur la dernière étagère de l’armoire, jamais sur celles en dessous. Sur l’étagère du haut, un seul arbre est autorisé.
Les pots pour la forme Shin/Shin sont toujours carrés haut, bruts (sans émail) de couleur rouge sombre.
Les pots pour la forme Shin/Gyo sont les mêmes que pour la forme précédente, mais plus fins.
L’expression « MAMA » en japonais signifie que l’équilibre est assez bon ou plus familièrement « ça va » ou « pas trop mal »
GYO (arbres à feuilles caduques, arbres à fleurs et arbres à fruits).
Gyo forme Gyo ; assez gros tronc (Futo)
Gyo forme Gyo ; tronc moyen (Chu)
Gyo forme So ; tronc fin
Les arbres de la catégorie Gyo peuvent être placés en haut de l’armoire.
Les pots pour la catégorie Gyo sont toujours émaillés.
Gyo/Gyo – Futo : pot de grosseur moyenne.
Gyo/Gyo – Chu : pot plus fin.
Gyo/So : assietteSO (herbes).
Kusamono bonsaï : possibilité de placer des herbes ou des plantes à fleurs de plusieurs variétés ensemble. Interdit en tant que plante d’accompagnement.
Shitakusa : une seule variété d’herbe par pot ; pas de fleurs (ou très discrète) autorisées comme plante d’accent.
La même variété de shitakusa peut accompagner indifféremment un conifère ou un arbre à feuilles caduques.
Pour un connaisseur, bien que le shitakusa n’ait pas de fleur, la nuance de vert de ses herbes indique à elle seule la saison.
L’exposition de shohin implique que le nombre de pots disponibles soit très grand.
Les pots doivent être aussi patinés (mochicomi pour les pots).
Au Japon une grande exposition se prépare deux ans au paravent.
La plaquette (Jita) est toujours de couleur foncée, identique à celle de la table.
                                                                                                                                                     Michel Otto.

 

mar 18, 2012 - Non classé    No Comments

Chroniques méditerranéennes………….

Ce billet remplacera bruits d’atelier, nous retrouverons ces arbres et arbustes qui hantent nos garrigues, lido, pré-montagnes.

J’essaierai au fil des saisons vous faire ressentir la rudesse, le chant de notre Tramontane, sa touffeur de soirs d’été, tout cela au travers d’arbres en cours de formation.

En mars le jour qui grandit te sort plus vite de ton lit.

Le printemps s’insinue doucement depuis une dizaine de jours dans notre campagne, merles et tourterelles ont entrepris leur parade amoureuse; pendant ce temps là, notre bavarde construit son nid en apex des arbres, si on en croit le dicton populaire , l’année sera calme, peu ventée.

     Au moment où commence avril, l’esprit doit se montrer subtil.

Perspicace cette année il faudra,  avec quelques arbres comme le cognassier commun, cet arbuste qui orne nos talus en haie fleurie,  ses fruits embaumant nos automnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette année, je l’aborde au niveau formation autrement, jusque là lorsqu’il était en pleine terre, je pincer en vert lorsqu’il avait huits feuilles environ, en avançant dans la saison, cela finissait par le bloquer.

Comme le pommier son cousin, taille sur branches  vertes( en mai), lorsque je verrai l’apparition de nouvelles pousses.

Si la réaction est bonne, lorsque ces nouvelles pousses auront pris de la force, j’effectuerai une nouvelle coupe( en juin, un mois plus tard) au moment où les bourgeons commencent à durcir. Aprés je laisserai l’arbre se reprendre à l’abri d’une ombrière. En automne pas mal d’engrais très riche en potasse et phosphore lui seront offert.

Le deuxième, l’emblème de notre coin de Languedoc avec l’olivier; l’amandier.

Les premières fleurs de l’année

l’arbre en 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dés le départ mon idée était de le former dans l’esprit du lettré; bon, cela n’est pas évident avec un feuillu, n’est pas dans les règles.

Je l’ai accompagné tranquillement dans sa formation, en le laissant prendre de la hauteur pour rester dans l’esprit de cette forme, il a encore une bonne dizaine de centimètre à prendre, pour atteindre les 70 à 75 cm fixé.

Avec lui,  il me faudra  développer toute la perspicacité que je possède. Réduire encore un peu plus les feuilles, le ramifier en arrière, là, pas évident.

Cette année, j’applique une technique qui marche sur les mumes, enlever les trois premières feuilles situées prés du départ de la jeune branche; sur les abricotiers du japon, cela donne des bourgeons qui seront à feuilles, je tente.

Ce début de printemps, me donne aussi l’occasion de travailler quelques plantes d’accompagnement toutes issues de nos garrigues, certaine cela fait cinq ans que je pratique une approche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite, malgré un manque de pluie alarmant, au joli mois de mai, nous retrouverons  quelques conifères hantant nos garrigues.

 

 

 

 

 

mar 2, 2012 - Photos, Poteries, Réflexions    1 Comment

Le samurai et le pêcheur :

La pêche quotidienne au bord de l’eau, permet à un vieux pêcheur de vivre. Mais, en ce moment, la capture n’est pas bonne, à cause du mauvais temps. Or, le pêcheur n’arrive pas à rembourser à temps de l’argent dû à un samurai. Très énervé, celui-ci sort le sabre et, dans sa fureur, il est prêt à tuer le pêcheur sur- le- champ.


« Dans l’esprit de ‘bushido’, on ne tue pas l’ennemi dans sa colère, répond le vieux pêcheur ». Le samurai range son sabre et dit au pêcheur: « Je te laisse un an de plus pour rembourser ta dette ». Le samurai rentre chez lui ; dans l’obscurité du soir, il découvre sa femme couchée dans son lit avec un homme. Dans sa colère, il sort son sabre et veut tuer immédiatement cet homme. Mais, repensant aux mots du vieux pêcheur, il rentre son sabre.


En fait, l’homme supposé être à coté de sa femme, était sa maman ! Pendant son absence, afin de dissuader les voleurs, sa mère s’était déguisée en homme.
Le lendemain, sur la même plage, le samurai vient voir le vieux pêcheur et lui dit que sa dette a été payée !
Comme les autres formes d’expression artistique, l’art du Bonsai-Penjing nous permet de transmettre un message. A mon tour, j’utilise les figurines en terre cuite pour faire passer, à travers ce message, une idée qui soit positive pour celui qui le reçoit.

 

Giang

fév 25, 2012 - Fiche de culture    1 Comment

Travail du bois

Chaque espèce a un type différent de bois, et en fonction de sa dureté changé ma façon de travailler. Le dénominateur commun pour tout le travail du bois est d’observer les formes et essayer de suivre pour le faire paraître aussi naturelle que possible. Cette if en particulier, a été travaillé et le propriétaire a essayé de créer des formes qui n’existaient pas. Je vais travailler avec un petit routeur et gouges très lentement à la recherche du grain du bois. Acontinuacion fera un traitement de sablage, l’érosion montre le chemin des veines et je le répète avec le routeur, à terme, éliminer les traces de l’outil avec le sable. Le résultat n’est pas tout à fait naturel, mais plus agréable que l’original. Maintenant, il suffit d’attente pour devenir vieux avec le temps.

 

Dans ce cas, aussi tente de récupérer une partie coupée. L’olivier est un bois très dur, mais plus maniable que de l’if Tout le découpage se fait avec la gouge et aussi chercher les veines du bois
 
 
L’étape suivante est sablage au jet. Il faut enlever les marques gouge
fév 20, 2012 - Fiche de culture    4 Comments

Le Pin Rouge.

LE PIN ROUGE DU JAPON (Pinus Densiflora).

 

 

 

 

Classification :

            Classe : Gymnospermes.

Ordre : Coniférales.

Famille : Pinacées.

Genre : Pinus.

 

Généralités :

Les pins sont des arbres résineux à aiguilles persistantes, dont on trouve un très grand nombre d’espèces de par le monde (environ une bonne centaine).

Les gymnospermes sont des arbres dits : « à semences nues » (du grec gymnos : nu et sperma : semence), c’est-à-dire des arbres dont les graines ne sont pas protégées par une drupe, une coque, ou un autre moyen.

Les pins sont des arbres monoïques (du grec monos : seul, et oïkos : maison). Ce sont donc des arbres où les organes mâles et femelles « habitent la même maison ». Le même plant porte ainsi des fleurs des deux sexes et peut ainsi assurer seul sa reproduction.

De toutes tailles, leur port va de rampant à droit en passant par toutes les formes intermédiaires. Certaines variétés peuvent atteindre, aux Etats-Unis, jusqu’à soixante dix mètres de hauteur.

Ils sont quand même majoritairement à tronc unique, perdant leurs branches basses en vieillissant.

Leur écorce est généralement épaisse et très nettement fissurée. Il existe, néanmoins quelques variétés à tronc lisse et ocellé en Chine.

La cime sommitale est assez réduite sur les sujets âgés.

Les rameaux, faibles ou forts, sont sillonnés bruns, jaunâtres, verdâtres ou glauques, pubescents ou glabres. Les rameaux longs à bourgeons terminal assurent la croissance en longueur.

Les bourgeons sont de formes et de dimensions variables suivant les espèces, avec ou sans résine.

Les feuilles ou aiguilles persistent suivant les espèces, de 3 à 14 ans. Le nombre de feuilles dans une même gaine varie de 1 à 8, mais la majorité des espèces possèdent 2, 3, ou 5 aiguilles. Certaines espèces en ont un nombre variable mais avec un chiffre dominant.

Les gaines foliaires écailleuses entourant la base des aiguilles peuvent être caduques la première année ou être persistantes.

Les inflorescences sont en chatons rougeâtres ou jaunâtres, en grappes volumineuses à la base de la pousse de l’année, libérant au printemps beaucoup de pollen que l’on appelle « pluie de soufre ». On y trouve de nombreuses étamines à deux sacs polliniques contenant du pollen à ballonnets. Ce sont des inflorescences femelles subterminales qui se situent sur la pousse annuelle évoluant en deux et parfois trois ans, en chatons solitaires ou fasciculés, subsessiles ou pédonculés.

Les cônes (c’est pour cela qu’on les appelle « conifères » : arbres qui portent des cônes, du grec pherein, porter) sont dressés, obliques ou pendants, caducs ou persistants après la libération des graines. Ils sont de longueur variable, jusqu’à 40 cm et jusqu’à 15 cm de largeur. Ils sont formés d’écailles ligneuses, spatulées, minces au sommet ou épaisses en écusson avec mucron ou ombilic en position plus ou moins centrale. Chaque écaille porte deux graines oblongues à coque mince ou ligneuse et une aile membraneuse plus ou moins longue chez la plupart des espèces.

La répartition géographique de ce genre est très vaste. Ils sont répartis dans l’hémisphère nord, du cercle arctique jusqu’en Amérique centrale, ainsi qu’en Europe, Afrique du nord et Asie du sud-est. On les trouve donc dans des régions très variées, mais principalement dans les zones à climat tempéré-froid de l’hémisphère boréal, où ils occupent tous les étages de végétation, du niveau de la mer jusqu’à la limite supérieure des forêts, parfois même en terrain en permanence gelé.

Les pins sont des essences sociales de pleine lumière, qui supportent bien la sècheresse, les sols pauvres, et pour plusieurs espèces les embruns salés. Ils peuvent former des peuplements importants mais craignent la concurrence des autres essences quand ils sont plantés hors de leur optimum en terme de stationnel.

 

Pinus densiflora :

 

Le pin rouge du Japon ou pin parasol du Japon (Pinus densiflora – Siebold & Zuccarini) est plus spécifiquement originaire d’Asie tempérée et septentrionale, notamment en Chine (plus particulièrement en Mandchourie, dans l’est et le sud du Heilongjiang, au nord-est du Jiangsu, au sud-est du Jilin et du Liaoning, à l’est et au nord du Shandong). On le trouvera aussi au Japon, en Corée, ainsi qu’en Russie de l’est et en Sibérie.

Il pousse en moyenne entre 0 et 900 mètres d’altitude. Cette variété a été introduite en Europe en 1852. Son port est largement étalé, pour une hauteur de 25 mètres maximum dans le Hondo, dépasse rarement les 12 mètres en culture, mais on trouve en Chine des sujets qui dépassent les 30 mètres.

Cet arbre est le symbole des préfectures japonaises d’Iwate, d’Okayama et de Yamaguchi.

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jan 26, 2012 - Réflexions    No Comments

Shin, Gyo, So

Je remercie Michel Otto, pour ce billet,

Qu’est-ce que le Shin, Gyo, So ?

C’est un classement, ou plutôt, des catégories reprises dans un classement
Selon M. Andô, c’est une des premières choses que l’on enseigne dans les écoles Japonaises.
Il ne comprend pas pourquoi les sensei Japonais qui viennent en Europe ne nous l’enseignent pas pour débuter.
Je pense que c’est simplement parce que les sensei ne viennent pas pour donner cours dans des écoles Européenne.
Ils viennent pour animer des ateliers et non pour nous enseigner cet art du bonsaï, c’est différent.

Ce sujet ne vous apprendra peut-pas grand-chose si vous pratiquez le bonsaï depuis longtemps.
Le Shin, Gyo, So ne fait que classer logiquement les choses.
Après, … « C’est selon notre sensibilité ».

Ce classement nous aide dans le Toriawase ???
Mais qu’est-ce que le toriawase ?
Le toriawase, c’est l’art d‘assembler les différents éléments que sont l’arbre, le pot, la tablette, l’herbe.
Le Shin, Gyo, So nous vient de la calligraphie,
Shin: très carré, « facile » à lire,  cette écriture est utiliséé pour les papiers administratifs.
Gyo: un peu plus déformé, écrit plus rapidement.
So: minimum de traits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photo vous montre 3 fois les mêmes mots écrits selon le Shin, le Gyo ou le So

J’ai essayé de vous faire un tableau pour simplifier les explications.

Je ne parle pas des rebords ou des pieds des pots pour ne pas que ça devienne indigeste.

 

 

 

 

 

 

 

On le voit sur ce tableau, on va d’une extrême, le Shin à l’autre le so

 Le shin:

On y retrouve Conifères et pour autant qu’aient un aspect masculin
Les Prunus, les satsuki et chez nous, on pourrait rajouter le
Buis.

La catégorie Shin est composée de trois sous catégories : shin, gyo et so

Dans la première, Shin/shin, on trouve les arbres à tronc épais.
Dans le deuxième, Shin/gyo, on trouve les arbres à tronc moyen.
Dans la troisième, Shin/so, on trouve les arbres à tronc fin.

Les pots shin.
Les pots sont patinés, profonds, massifs, mats,
Les pieds orientés vers l’extérieur sont autorisés.
ils auront un rebord.
Les Prunus, les satsuki et les Buxus Shin reçoivent un pot non émaillé.
Les pots pour la forme Shin/shin sont toujours carrés haut, bruts (sans émail) de couleur rouge sombre.
Les pots pour la forme Shin/gyo sont les mêmes que pour la forme précédente, mais plus fins.
Les angles des pots (les coins) Shin sont vifs, à angle droit, plus on s’éloigne de cette catégorie et plus les angles s’adoucissent

Les tablettes Shin.
La tablette doit être le plus simple possible, massive et sans aucune décoration, car l’arbre est l’objet principal.
Lez tablettes (SHOKU) Shin/shin doivent être très robustes, les pieds tournés vers l’intérieur augmentent cet effet de solidité.
Elles ne doivent pas avoir de dépassants (le plateau du dessus ne dépasse pas les pieds.
Les tablettes Shin doivent être en relation avec les pots qu’elles supportent. Ex : pour les Shin, simples, carrés, impression de robustesse, jusqu’à des formes un peu arrondies pour les So.
La mise en valeur se fait au niveau de l’arbre, la table doit rester plus modeste.
La couleur des tables marron foncé ou très foncée. Le foncé accentue l’impression de robustesse, l’aspect lourd de la table.
L’aspect doit être patiné sans traces de doigt (gants blancs).
Le Gyo:

On y trouve les arbres à feuilles caduques, arbres à fleurs ainsi que les arbres à fruits.
La catégorie Gyo est composée de trois sous catégories, Gyo/gyo futo, Gyo/gyo chu et Gyo/so, la sous-catégorie Shin n’existe pas dans le Gyo

La sous catégorie Gyo/shin n’existe pas.
Dans la première catégorie Gyo/gyo on trouve des arbres avec un assez gros tronc (Futo).
Dans la deuxième catégorie Gyo /Gyo on trouve des arbres au tronc moyen (Chu).
Dans la troisième catégorie Gyo/So on trouve des arbres au tronc fin.

Les présentations de forêts de conifères seront placées dans la catégorie Gyo.
Gyo/gyo : troncs moyen et assez fins.
Gyo/so : troncs fins.

Les pots Gyo.
Les pots sont patinés et émaillés.
La taille du pot est fonction de la grosseur des troncs des arbres.
Gyo/Gyo : assez gros, le pot sera un peu plus gros.
Gyo/Gyo : moyen, le pot sera plus fin.
Gyo/So : pot fin ; assiette.

Les tablettes Gyo.
Les tablettes Gyo doivent être en relation avec les pots qu’elles supportent, la tablette à barreaux (SANJOKU) est d’une utilisation sûre et facile. Des conifères avec un tronc fin peuvent être exposés avec ces tablettes.
Les tablettes doivent être de couleur foncée jamais en bois brut. Pas de couleur noire mais marron foncé, jamais de marron clair. La couleur foncée va avec la lourdeur du bois et le poids de la table.
Les tablettes Gyo/gyo sont plus fines que les tablettes Shin, mais elles restent simples
Tablettes en bambou pour Gyo seulement.

Le So:

SO Présentation d’herbes.
Kusamono ou Shitakusa, mais seul le shitakusa accompagne le bonsaï
Bien que le shitakusa n’ait pas de fleur, la nuance de vert de ses herbes indique à elle seule la saison.
La même variété de shitakusa peut accompagner indifféremment un conifère ou un arbre à feuilles caduques.
Les Kusamono bonsaï : on peut placer des herbes ou des plantes à fleurs de plusieurs variétés ensemble, mais dans ce cas, ce ne sont pas des plantes d’accompagnement.
Le Shitakusa : une seule variété d’herbe par pot ; pas de fleurs (ou très discrète) autorisées comme plante d’accent.

Les pots So.
Les pots sont patinés et émaillés
Les pots pour la catégorie Gyo sont toujours émaillés.
Gyo/Gyo – Futo : pot de grosseur moyenne.
Gyo/Gyo – Chu : pot plus fin.
Gyo/So : assiette

Les tablettes So.
Utilisation de nattes de bambou est autorisée durant le printemps, l’été et le début de l’automne.
La plaquette (Jita) est toujours de couleur foncée, identique à celle de la table

Remarques générales :

Au Japon, quand un bonsaika veut acheter un pot, il donne la catégorie de l’arbre pour lequel il veut un pot. Un pot Shin/shin ou un pot Gyo/so, ou … et le potier sait grâce à ça quek genre de pot sont client souhaite acheter.
Le bambou est utilisé comme plante d’accompagnement, pas comme arbre principal.
En cas de présentation à deux éléments (2 arbres), jamais deux « shin » ensemble comme arbre principal et arbre secondaire.
La présentation de deux « Gyo » est autorisée.
Si un arbre est dans le style penché, décaler légèrement le pot sur la tablette à l’opposé du mouvement de l’arbre.
C’est le mouvement de l’arbre qui compte, pas celui de la tête.

Étagère pour la présentation de Shohin (HAKO KAZARI).
Cette « armoire » est la représentation symbolique (imaginaire) d’une montagne.
Sur l’étagère du haut, on ne peut placer qu’un seul arbre qui doit être uniquement un conifère (Shin). Pas de « Shin » sur les étagères du dessous.
À partir de l’étage intermédiaire, utilisation d’un « Gyo » autorisée.
Si un arbre Gyo est présenté sur l’étagère supérieure, ce qui est autorisé, il est obligatoire de placer des arbres Gyo sur les étagères intermédiaire et inférieure. Pour le Gyo présenté sur l’étagère supérieure, tous les styles sont autorisés.
Si sur l’étage supérieur, le mouvement de l’arbre va vers la droite, il faut décentrer légèrement l’arbre vers la gauche, il y aura donc plus d’espace libre à droite.
Il faut que le nombre total d’arbres soit impair.
Il faut que l’arbre présenté sur la tablette supérieure soit plus volumineux que les autres (Shin)
Pas de support (SHOKU et JITA) sur l’étagère pour les arbres sauf pour les arbres de style Kengaï et Han-Kengaï.
Yatsuashi :
Les pots doivent être de couleurs et de formes différentes.
Pour une présentation à trois éléments (avec un shitakusa entre l’étagère et l’arbre secondaire), on ne doit pas retrouver de shitakusa dans l’armoire.
TORIAWASÉ : travail d’assemblage

Mochicomi des tablettes.
À l’aide d’un chiffon en soie, lustrer les tablettes avec des mouvements circulaires.
Manipuler les tablettes avec des gants blancs.
Manipuler le pot avec précautions. Il faut prendre l’habitude de (lever, bouger et poser) .
Ne pas transporter la tablette et le pot ensemble, ce dernier pourrait bouger et rayer son support.

Mochicomi des pots.
Wabi sabi des pots.
Toujours au soleil, frotter avec un chiffon sec.
Ne jamais nettoyer avec des produits.
Le laisser exposé aux éléments naturels.
Après la pluie, enlever l‘humidité et la mousse avec le chiffon sec.

Exposition en Tokonoma.
Traditionnellement pas de kakemono ni de Tempaï dans le Tokonoma.
Pas de Yamadori non plus.
Suiseki + shitakusa : autorisé.
Suiseki + arbre : interdit.
Pour une exposition, la ligature est autorisée sur les branches pas sur le tronc.

Rédaction: Michel Otto, à suivre…….

L’Art du Kokedama 苔玉

Kokedama & présentation

Les ‘kokedama苔玉’ représentent une composition végétale, de forme sphérique, composée de mousses et accentuée par de jeunes arbres, ou de petites herbes. Le terme ‘koke-dama’, en Japonais, est composé de deux caractères chinois de 苔(mousses vertes,..) et de 玉 (jade, forme sphérique en référence aux bijoux en jade, prestiges de la beauté féminine…etc.). L’origine japonaise des kokedama n’est pas connue, mais on peut penser, que le kokedama bonsai (苔玉盆栽) aurait été inspiré par le kusamono bonsai (草物盆栽,art de présentation de petites herbes et fleurs venues des temples zen de Chine, et utilisées lors des expositions de bonsai-penjing, pour marquer la saison); le kokedama bonsai se serait encore inspiré du ‘nearai’ (根洗盆栽, petites compositions de plantes sur dôme de terre, posées sur une poterie souvent artisanale) et par l’ikebana (compositions florales et végétales vivantes).

 

Kokedama : art-déco & présentation


Parmi les autres disciplines d’art floral et végétal asiatique, les mousses vertes jouent un rôle principal dans la composition des kokedama. La couleur verte des mousses est synonyme d’une végétation luxuriante, riche en biodiversité écologique.
Par la simplicité, la sobriété de composition et la facilité de leur entretien, les boules de mousse de kokedama sont bien appréciées par toutes les générations et adaptées à tous types de design : moderne ou traditionnel, intérieur ou extérieur. Les kokedama nous apportent, quotidiennement, l’agréable fraîcheur de la nature, à la maison ou au bureau
La mise en valeur des kokedama est souvent faite sur une poterie plate et artisanale. Les balles de mousse de kokedama peuvent être également suspendues ou fixées au mur. Cela dépend de l’imagination de chacun.

Kokedama & technique


Traditionnellement, les boules de kokedama sont faites à partir de la boue noire des rizières, le ‘keto’ et d’autres matières organiques à base végétale et minérale, mélangées en fonction des exigences de la culture des végétaux composés.
Le mélange « boue et substrat de culture » forme une pâte assez collante, qui sert ensuite à envelopper les racines des plants, sous forme d’une boule de taille variable. Cette boule va être à nouveau recouverte d’une couche de mousse et attachée par des fils, ou par un filet, afin de former une balle de mousse verte, sous le nom de ‘kokedama’.


Au Japon, chaque école a sa méthode et ses secrets de composition du substrat. Personnellement, j’utilise du terreau, de la sphaigne, de la terre du jardin, du sable, du charbon de bois, de l’écore composte, du thé vert, du fumier…etc. J’étudie le sol de culture afin de favoriser le développement des plants d’accent et la prolifération de la mousse en même temps. A ce niveau, la technique de culture est proche de celle utilisée en bonsai-penjing, notamment, la méthode de la formation des arbres, en forêt ou sur rocher.
Avec une composition du substrat équilibré, en peu de temps, les rhizoïdes des bryophytes tissent naturellement un tapis vert, qui permet d’éviter l’érosion du kokedama lors de l’arrosage.
Quand la mousse est bien développée sur le substrat de culture, elle garde sa fraicheur plus longtemps, par rapport à une couche de mousse fixée par un filet ou par des fils. De plus, au niveau artistique, on obtient une ‘prairie ‘de mousse plus naturelle.
En général, la mousse joue plusieurs rôles importants dans l’environnement, comme la purification de l’air, la préparation du sol pour le développement des autres espèces végétales…etc.

Bref, l’Art du Kokedama nous apporte un « morceau » de la nature au quotidien et nous permet de voir la vie un peu plus ‘verte’, spécialement dans le contexte actuel! Par ailleurs, la mousse a un pouvoir de reviviscence extraordinaire. Après les longues périodes de sécheresse, avec quelques gouttes d’eau, elle reprend vie. Dans certaines cultures, la mousse est le symbole de l’espoir, du réveil, de la résurrection ou de la revitalisation…Donc, cultivons la mousse !

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