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avr 18, 2013 - Réflexions    No Comments

DE L’ART ?

« L’utile est le juste contraire du beau ». Baudelaire.

 

 

L’Eternel, la Vérité, le Beau ne sont pas à l’heure actuelle des sujets qui passionnent les foules. La majorité s’intéresserait plutôt à des frivolités qui ne demandent pas un usage immodéré des ressources de leur cerveau. C’est là un des principaux dangers des phénomènes de modes entre autres. Certain pratiquant de bonsai épousera donc les passions du moment, suivra le mouvement et dès que la mode changera, car toujours éphémère, l’œuvre « mourra », avant même d’avoir vécu. Or, que dire du bonsai si ce n’est qu’il n’est pas censé être éphémère. L’objet de l’Art en général et de l’Art bonsai en particulier n’est pas la recherche de l’actualité ou de l’anecdotique… ainsi, si mes arbres ne sont pas appréciés des gens du commun, peu me chaut, je n’ai pas le désir de satisfaire tout le monde. Bien évidemment, au-delà du côté provocateur, je reprends à mon compte la citation de Lecomte de Lisle :

 

« Seules sont durables les œuvres conçues sans aucune préoccupation des goûts du public ».

 

Cette formule amplifie l’élan donné par Théophile Gautier et Théodore de Banville au culte de l’Art pour l’Art , Leconte de Lisle rompait avec ce mouvement et défendait une doctrine nouvelle — celle qui servait de modèle au mouvement des Parnassiens — caractérisée par quelques principes radicaux : l’œuvre se doit de rester impersonnelle (le créateur ne doit pas mettre en avant son ego) ; il doit viser la beauté, dont l’antiquité (grecque, hindoue, nordique, asiatique, etc.) fournit les modèles absolus, il ne doit pas rechercher la reconnaissance du public, il doit se tenir absolument en dehors des poussières de la vie.

 

Par conséquent, c’est peut-être là que la fameuse liberté de l’artiste se trouve, justement, dans le fait de ne pas être (ou de ne pas se laisser) influencé par les goûts des autres, surtout s’ils ne sont pas artistes eux-mêmes. En ce qui me concerne, l’arbre en tant que matériau de base est difficile et surtout long à transformer en quelque chose de beau, on ne peut y arriver que par un long apprentissage et un patient labeur. Ce qui est primordial c’est le travail sur la forme, mais pas que, car si on ne maîtrise que la forme, le charme, le style est perdu, on a l’apparence sans avoir l’esprit, et cela n’abusera que les néophytes comme disait Qi Baishi à son époque.

Personnellement, je me moque de l’utilité de l’Art, sa seule utilité à mes yeux, c’est d’être, tout simplement. Rien n’importe si ce n’est l’Art, l’absolue gratuité de l’Art. Ce qui me rapproche ici dangereusement de la notion de l’Art pour l’Art prônée par les Parnassiens qui s’apparente aussi à une des conceptions extrême-orientale de l’Art. Et en allant plus loin encore, aux principes du wabi-sabi japonais, qui comme chacun sait, sont directement issus de la tradition du thé, qui est on ne peut plus bouddhiste. Tous ces concepts artistiques étant basés sur des notions de renoncement à l’égo, à la richesse, à la notoriété, à l’usage de produits fastueux, etc…

Ce sont les Lettrés chinois qui ont créés et développés cette forme d’Art « amateuriste », on pourrait même dire «d’Art à but non lucratif ». Cet art n’est pas basé sur l’idée de diffusion, de profit, de vente, et si pour certains il est classé comme élitiste, il n’est pas fermé pour autant, mais il faut faire l’effort de hausser son niveau de compétence pour entrer dans le cénacle et faire partie intégrante du groupe. De plus, les Lettrés comme les Parnassiens vouaient un véritable culte à l’Art fondé sur l’érudition et la maîtrise des différentes techniques qui ne pourraient être accessibles qu’à une élite culturelle et universitaire capable de la recevoir. Mais cela ne s’arrête pas qu’à cela, le bagage culturel, s’il est très utile, n’est pas non plus totalement indispensable, par contre, ce qui l’est vraiment c’est la recherche de la perfection, perfection technique mais aussi formelle. On m’a souvent demandé si je ne voulais pas devenir professionnel, mais professionnel de quoi ? Professionnel de la vente ?, je n’ai pas fait HEC (pitié), je n’ai pas été formaté pour devenir un requin ; je ne veux pas que mes arbres deviennent des produits de consommation courante au même titre que du papier ou des chaussures. Il est vrai que d’aucun se diront pourquoi se priver de ce qui permettrait de se faciliter la vie ? Mais il ne faut pas confondre le but et les moyens d’arriver au but. Mon objectif n’est pas de me la faciliter, bien au contraire j’ai l’intention de me la compliquer encore plus. Je ne dénigre rien, ni personne, que ceux dont l’objectif de leur vie est de s’enrichir le fassent. Pour ma part j’estime que, lorsque l’argent, la professionnalisation, l’égo entrent en ligne de compte le pratiquant y perd son âme, sa pureté, son indépendance et sa liberté. Lorsque l’on veut vivre de son Art, on se doit de faire des concessions, de suivre les goûts du public, on fera tel style d’arbre ou telle variété parce que cela correspondra à la demande du public, parce que cela sera ce qui se vend. L’artiste, le créateur, le pratiquant devra donc se soumettre à ce diktat, s’abaisser à des négociations, à des marchandages, à des tractations qui saliront, déprécieront son Art, ses œuvres et son âme. Car, comment estimer la valeur, le prix, la qualité de quelque chose d’intrinsèquement inestimable ? Quelle est la mesure, l’aune qui permet de dire qu’une œuvre d’Art est digne de porter ce nom et une autre pas ? Et, autre question majeure, qui est digne d’en juger ?

Flaubert disait que « vendre son œuvre c’est déchoir en dignité ». Il disait aussi « que la noblesse sociale consisterait donc à être l’égal d’un épicier ? Quel progrès ! ».

Dans l’absolu, l’idéal serait donc de renoncer définitivement à la richesse, la gloire, etc., etc. l’Art deviendrait donc une sorte de religion, mais attention, celle qui n’exige pas l’indigence, intellectuelle et matérielle, mais seulement une pauvreté librement consentie. L’artiste, le vrai, le pur et dur ne se préoccuperait donc point des intérêts matériels, pécuniaires, ni de gloire, gloriole, succès, célébrité, etc… Mais, petit bémol, effectivement, qui ne serait pas tenté, à un moment ou à un autre par le chant de ces sirènes ? Néanmoins, être tenté ce n’est pas forcément céder. A mon avis, l’essentiel est qu’ils ne soient pas recherchés sciemment, à tout prix, néanmoins, ils peuvent être la conséquence, la consécration de beaucoup d’efforts, d’énormément de travail. Peu de gens méprisent le succès ; beaucoup le recherche, et personne ne le repousse lorsqu’il survient, c’est un baume à l’orgueil le plus dédaigneux. Seulement le véritable artiste vise à mieux qu’à plaire au public, le succès n’est qu’un résultat, pas un but en soi…

D’ailleurs, je rejoins Flaubert, une fois de plus, lorsqu’il disait que : « ce qui est important c’est de rechercher la haute mer, pas le port et si j’y fais naufrage, je vous dispense du deuil ».

Un véritable artiste se doit donc d’être non-professionnel, mais malgré tout il faut bien vivre, et, tout comme Renan ou les Lettrés chinois, il faut repousser toute collusion entre activité intellectuelle et vénale. C’est pourquoi il faut avoir un métier totalement différent de son activité intellectuelle et artistique pour qu’en rien, ne soit détourné l’esprit. Cette vision de l’Art pour l’Art, ou son pendant dans la culture Lettrée, ne défendra donc aucune cause, aucune doctrine, aucune école, même pas la sienne. Même si j’ai suivi des écoles, j’ai toujours refusé de me laisser entraver par ces mêmes écoles, et de ne pas transformer des préceptes éducatifs en règles rigides et contraignantes. Il ne faut pas oublier que les règles ne sont que des guides, des bornes, pour ne pas s’égarer lorsque l’on débute sa formation, rien de plus, rien de moins. Ce qui présuppose de ne pas essayer non plus d’imposer sa propre vision des choses, sa propre doctrine. Ce qui engendrerait donc une diffusion des plus limitée, restreinte à un nombre minimum d’adeptes agrées par le « Maître », ce qui pourrait entrainer de possibles dérives sectaires, il ne faut jamais oublier que la route de l’enfer est pavée de bonnes intentions.

Cette façon d’envisager l’Art du bonsai est descriptive, elle expose, exprime des impressions, des sentiments traduits via le médium qu’est l’arbre. Cette vision de l’Art du bonsai ne juge pas, ou peu, ou du moins essaie de juger le moins possible en s’écartant le plus possible du dualisme. Car, juger est aussi une manière d’agir ; si l’on juge de façon par trop péremptoire, directe, directive, c’est alors une façon déguisée d’imposer ses vues à ceux qui débutent et ne connaissent pas, ou à ceux plus avancés, mais dont le style n’est pas encore totalement affirmé et assumé. C’est une façon d’influer. Pour les tenants de l’Art pour l’Art (il n’y en a pas beaucoup à notre époque car trop radical) et/ou ceux de la culture Lettrée, l’Art représentait plus que la Vie, c’était l’essence même de la Vie, et sans cela elle ne valait guère la peine d’être vécue. C’est ce qu’on pourrait appeler une sorte de « moralité usuelle » que d’être désintéressés, ne pas mentir, ne pas tromper les autres et soi-même sur la qualité de ce que l’on fait sur nos arbres, d’aller son chemin à la recherche du Beau et du Vrai, de suivre sans faiblir la voie difficile de notre Art. Mais cela vaut aussi pour tous les autres Arts, pour les relations de la vie ordinaire et du travail. C’est cette espèce de moralité usuelle qui devrait faire de nous des hommes de cœur et d’honnêtes gens, c’est là un point de rencontre avec le confucianisme, enfin c’est ce que l’on appellerait chez nous du confucianisme bien compris. Pour en revenir à cette idée de morale, qui chez certains rappelle des souvenirs nauséabonds, cela concerne plus précisément l’application au travail, désintéressée et consciencieuse qui rend la personne morale, c’est l’Art qui élève au-dessus des bassesses de la vie. Je considère que l’Art (quel qu’il soit) offre à l’imagination un idéal de perfection dont la réalisation toujours imparfaite exige des efforts infinis, mais, il élève l’âme au-dessus des petitesses auxquelles la plupart des hommes accordent une importance exagérée, disproportionnée et dans lesquelles souvent ils se perdent. Plutôt que moralité, on pourrait, à juste titre, parler de probité intellectuelle, car ce qui caractérise un véritable artiste, c’est le soin, l’application scrupuleuse, la délicatesse avec laquelle il exerce son travail et il est impossible que cela n’ait pas d’influence sur toutes ses activités autres qu’artistiques, ainsi que sur sa vie personnelle, serait-il possible d’être honnête dans une activité et malhonnête dans une autre ou dans la vie ordinaire ?

 

Enfin, on pourra citer l’apophtegme de Baudelaire : « l’esthétique est une justice supérieure ».

Lorsque nous nous consacrons à la réalisation d’un objectif élevé nous utilisons des facultés que la majorité n’emploie qu’à des fins mesquines et intéressées. « Se plier en silence à certaines exigences intérieures et passer sa vie à chercher des moyens d’expression sincères », disait Georges Rouault. Mais la réalisation d’un bonsai, sa transformation, sa « transmutation » en œuvre d’Art est loin d’être aisée. La plupart des pratiquants, bien que comprenant parfaitement cet idéal se consument en efforts démesurés pour y parvenir. La majorité y renonce rapidement car cela demande beaucoup trop d’efforts pour trop peu de satisfactions immédiates. Cet idéal est une chimère des plus insaisissables, on arrive à l’approcher parfois très brièvement, en de très rares occasions, et à peine atteint, il se dérobe et la poursuite recommence. Mais le fait de contempler, même fugitivement cet idéal dont la réalité nous échappe souvent, permet quand même de redonner courage et de persévérer envers le but à atteindre. Cela permet de continuer l’effort créateur en mobilisant toutes les ressources et les énergies de notre âme. Seulement, rares sont ceux qui sont prêt à faire cet effort de mobilisation de l’énergie. Il est plus facile de céder aux sirènes de l’entropie, du mouvement, du changement, de la facilité, etc… toutes ces activités mentales étant fatalement source de regrets futurs. Se limiter à la technique n’est pas suffisant, les plus belles images sont en soi, le plus difficile étant de les exprimer et pour cela il faut se défaire de l’esprit d’imitation servile et de toute l’agitation mentale dont la société moderne nous inonde.  Tout ceci étant loin d’être propice à la création des bonsai.

 

« Leur attitude au sage enseigne

Qu’il faut en ce monde qu’il craigne

Le tumulte et le mouvement

 

L’homme ivre d’une ombre qui passe

Porte toujours le châtiment

D’avoir voulu changer de place.

 

                                   Baudelaire – « Les hiboux » – Les fleurs du mal.

 

Souvent, à bout de patience et de courage j’ai voulu de changer de style, mais enfin de compte j’ai persévéré, car renoncer à cette vérité (personnelle bien sûr) m’est difficile. Ne pas peindre, dépeindre ce que l’on voit pour, au contraire, représenter des choses rares, c’est ce que j’appelle renoncer à la vérité, pour ne stagner que dans l’anecdotique. Et, dans la représentation de la réalité, je ne cherche pas non plus forcément la ressemblance, on peut être fidèle sans être ressemblant, ce n’est qu’ainsi que l’on peut espérer saisir l’essentiel…

 

 

jan 28, 2013 - Exposition, Photos, Réflexions    No Comments

Découvrir un kanji à partir d’un pot de bonsai.

L’art du bonsai penjing est un art au même titre, que celui de la calligraphie, de la peinture sumi-e ou de la poésie. Au moyen d’une roche, de petites herbes ou d’un arbre assemblés artistiquement, l’auteur peut faire passer un message ou exprimer une idée.

En général, un pot de bonsai est l’expression de deux beautés : la beauté apparente et la beauté cachée. Cette dernière permet aux spectateurs de connaître ou de deviner indirectement la personnalité de l’auteur…etc. Etant un support de communication, il peut être coloré, neutre ou fantaisiste, selon l’état d’âme de l’auteur.

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J’utilise cette figurine en terre cuite et un petit Pyracantha de 7 ans  pour représenter un pictogramme d’un caractère chinois (休), que les Coréens, les Japonais ou les Vietnamiens utilisent pour définir le champ lexical du repos, de la retraite, de la relaxation, des vacances, d’une simple pause etc….Ce mot ou kanji en Japonais  (休) est en effet composé de deux éléments ‘homme-人’ et ‘arbre-木’, quand on est fatigué ou qu’on veut prendre une pause, on cherche un appui, une chaise, un mur ou un arbre.

L »utilisation des figurines de personnages, d’animaux ou d’objets servent à accentuer l’essence de la composition. Ainsi, à travers cette simple  représentation de bonsai penjing, on peut reconnaître ou apprendre facilement un caractère parmi plus de 106230 existés.

bonsai-figurine-et-histoires-2

 

 

Bonsai & poésie

Rivière-neige

Un millier de collines, mais pas d’oiseaux en vol,

Dix mille chemins, sans une trace humaine.

Un bateau solitaire, un vieil homme avec un chapeau de roseaux et un vêtement de pluie,

Pêchant seul dans la froide rivière neige.

江雪

千山鳥飛絕

萬徑人蹤滅

孤舟蓑笠翁

獨釣寒江雪

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C’est un poème de  Liu Zongyuan (柳宗元, 773 – 819 Ap. J.C.), Chine, dynastie Tang,VIe. Une poème écrit dans l’esprit du Ch’an (zen), avec peu de mots, l’auteur arrive à décrire un paysage complet avec un sentiment personnel.  ‘Un minimum de mots, un maximum de message’ , cette essence artistique est retrouvée dans le style de bonsai penjing de Lingnan.

source de la traduction: clearharmony.net

Histoire d’un pot de bonsai-penjing

Le petit moine et les fourmis
Un maître avait un disciple gravement malade; voyant l’état avancé de la maladie, il laissa discrètement partir le jeune moine chez ses parents.
En descendant de la montagne, le petit moine vit que la pluie était en train d’emporter une colonie de fourmis dans ses eaux. Devant l’état désespéré de ces petites créatures, le jeune moine, immédiatement, déchira un pan de sa robe afin de mettre les fourmis hors de danger. Le beau temps revenu, le moine continua son chemin.
Quelque temps après, il revint chez son maître; celui-ci apprit que son disciple avait été guéri grâce à son geste qui avait sauvé des milliers de petites vies.

Pot: 8x8x2.5cm, grès noir chamotté 2mm, figurine en grès de Yixing, grès marron clair lisse, grès blanc.

La vie est précieuse et mérite d’etre respectée.

Les plantes compagnes

Les plantes compagnes.

Dans la Nature, la présence d’une espèce dans un système donné est étroitement liée à celle de toutes les autres (arbres, oiseaux, mammifères, insectes et micro-organismes du sol,…), tous vivent en relation intime. L’association de différentes cultures favorise la création de milieux riches, diversifiés et plus équilibrés. Une couverture végétale se crée, elle protège le sol de l’érosion, favorise l’infiltration de l’eau, réduit l’évaporation et par sa décomposition, améliore la fertilité et la structure du sol ; Exception faite du bonsaï, qui lui, ne vit plus dans la nature, mais au mieux dans un jardin. Donc, quoi de mieux que d’adapter la technique du compagnonnage pour nous éviter au maximum l’usage des pesticides ou insecticides. Ces produits sont des poisons violents et ne sont en rien sélectifs, ils tuent aussi bien les abeilles et insectes pollinisateurs, que les oiseaux, les araignées et les petits animaux utiles(grenouilles, crapauds, hérissons …).De plus, il en retombe toujours sur le sol, atteignant la faune bénéfique du sol (vers de terre, champignons, bactéries et insectes…).
Une « plante compagne » est donc une espèce végétale qui favorise, de quelque manière que ce soit, une ou plusieurs autres espèces végétales. On ne connaît pas encore exactement tous les processus utilisés par certaines plantes pour s’influencer les unes les autres. Certains types de relation impliquent le dégagement d’odeur ou de gaz qui repoussent les insectes parasites ou contrôlent les maladies. D’autres, par la libération d’exsudats racinaires, permettent de retarder ou d’activer la croissance des plantes voisines. La plupart des insectes parasites cherchent leur nourriture à l’odeur et de façon sélective donc, la mise en place d’espèces aromatiques et amères complantées en abondance permettent de masquer les odeurs, brouillant le système d’attraction des insectes.
Les fleurs sont essentielles comme source de nourriture à de nombreux prédateurs. De nombreux auxiliaires (coccinelles, chrysopes, syrphes, acariens prédateurs …) se nourrissent du nectar et du pollen de certaines fleurs lorsque les populations de ravageurs sont moins importantes. De même, les prédateurs sont attirés par un couvre sol floral en raison des proies qu’ils peuvent y trouver.
Les ravageurs les plus susceptibles d’être contrôlés en encourageant les auxiliaires sont les papillons de nuit (carpocapse, tordeuse) ainsi que les pucerons et les tétranyques.

Il y a trois méthodes principales pour aménager le jardin pour favoriser les auxiliaires et chacun peut, en fonction de son lieu d’habitation, de ses ressources et de l’espace dont il dispose, les adapter différemment  :

Avec le couvre sol : C’est cultiver des plantes annuelles ou vivaces telles que le sarrasin, la phacélie, la moutarde ou les légumineuses. Elles se ressèment ou servent d’engrais vert qui stimule la vie du sol. Dans le cas d’un couvre sol diversifié de légumineuses et autres plantes, il peut être intéressant de faucher aux périodes critiques pour encourager les prédateurs à attaquer les proies dans les arbres plutôt que celles du couvre sol.

Avec le compagnonnage : Ce sont des plantes pérennes ou bisannuelles cultivées soit sous l’arbre, soit directement à l’aplomb des frondaisons. Adaptée au petit verger, cette technique permet d’attirer les insectes là où on le désire.

Avec la zone florale ou la haie : Ce sont des zones protégées où seront cultivées diverses plantes à fleurs attirantes. Ces zones de toutes tailles, sont éparpillées dans le jardin pour créer ce que l’on pourrait appeler des « centrales à insectes« .
Une grande diversité de plantes et de fleurs peuvent être utilisées pour encourager parasites et prédateurs. Elles doivent cependant être choisies avec précaution car il ne s’agit pas d’accroître la diversité des plantes à l’aveuglette : la complémentarité et la fonction des espèces végétales sont plus importantes que leur nombre.           L’idéal est d’associer des familles d’espèces différentes, ce qui permet de diminuer l’incidence du parasitisme et de réduire la concurrence pour les éléments minéraux spécifiques.
Il faut associer en fonction de la forme végétative des espèces (racines profondes et racines superficielles), ce qui permet de rationaliser l’espace, les plantes pouvant s’imbriquer les unes et les autres.
De plus, les plantes de forme végétative différente n’ont pas les mêmes besoins en éléments minéraux.
On peut aussi faire des association en fonction des saisons et du temps de croissance des végétaux ou en fonction des exigences physiologiques des espèces (croissance lente et croissance rapide, de petite taille aimant l’ombre et de grande taille avide de soleil…).

Il n’existe pas de remèdes magiques pour tous les problèmes de parasitisme et de maladie, mais un substrat sain et bien fertilisé constitue la première ligne de défense qui permet de maintenir l’équilibre entre les prédateurs et les parasites. Avec cette technique du compagnonnage qui, bien évidemment n’est pas la panacée universelle, mais néanmoins, c’est une aide efficace car en aidant à réguler les populations cela permettra, par conséquent, de moins utiliser de produits chimiques qui ne sont à réserver que lors d’infestations très importantes. Jusqu’à ce que cet équilibre soit atteint, les plantes peuvent servir à minimiser les attaques des insectes et à contrôler les maladies.
Bien entendu, leur influence ne se ressent bien que lorsqu’elles sont parfaitement installées ce qui est rarement le cas la première année.

L’usage du compagnonnage dans un jardin de bonsaï permet de joindre l’utile à l’agréable, c’est-à-dire le côté répulsif et une floraison toute l’année quasiment. Ce qui dans le cas de mon jardin était loin d’être inutile, en effet, à l’époque, la quasi-totalité de mes arbres étaient des conifères, le tout dans un environnement des plus minéral. Ce fut d’ailleurs une des principales remarques de Monsieur Suzuki qui me dit très gentiment que mon jardin  était un peu « triste », une majorité de confères qui ne varient jamais de couleur, des pierres partout, on ne peut voir le passage des saisons, et que donc, on ne pouvait pas ressentir de wabi-sabi dans ce genre d’endroit. Devant la pertinence de cet avis, j’ai changé mon fusil d’épaule et cela m’a permis d’ouvrir mon esprit à un immense pan du monde végétal.

il est important d’associer des plantes qui ont des besoins nutritifs et des exigences similaires. Dans la mesure du possible, il faut associer des espèces végétales de familles différentes afin de diminuer l’incidence du parasitisme et de réduire la compétition pour des éléments minéraux spécifiques. On peut ainsi rationaliser l’utilisation de son espace en cultivant de façon plus rapprochées des espèces aux formes végétatives différentes. Elles peuvent alors s’imbriquer les unes dans les autres. De plus, comme les plantes de forme végétatives différentes ont une préférence pour des éléments minéraux différents, les espèces ainsi associées n’entreront pas en compétition. On peut aussi faire des associations en fonction de la saison et du temps de croissance des espèces cultivées. Dans un esprit d’économie d’espace, différentes espèces végétales peuvent être associées en fonction de leur saison (plante friande de fraîcheur ou de chaleur) et de leur temps de croissance (nombre de jours pour atteindre leur maturité). Ainsi, on peut utiliser un espace vacant destiné à recevoir en juin une espèce friande de chaleur pour cultiver en mai une espèce rustique à croissance rapide. Les associations peuvent aussi se faire en fonction des exigences physiologiques des espèces cultivées leur besoin en humidité et en lumière, leur besoin en protection contre le vent.

On peut aussi utiliser la technique de l’allélopathie dont le principe est d’associer des plantes dont la présence va stimuler la croissance des plantes voisines (plantes compagnes) ou attirer des insectes pollinisateurs ou prédateurs de nuisibles. Des composés biochimiques sont libérés (composés allélopathiques). La libération de ces composés se fait par sécrétion racinaire, volatilisation et décomposition des résidus. Ce sont ces composés présent dans pratiquement tous les tissus de la plante (racines, tiges, feuilles, fleurs, fruits) qui réduisent les attaques des ravageurs et permettent de réduire l’emploi des insecticides et des herbicides.

Les composés allélopathiques affectent les processus fondamentaux de la plante comme la photosynthèse, la balance hormonale, la synthèse des protéines, la production de chlorophylle, les relations plantes-eau, la perméabilité membranaire, la division cellulaire, la germination et le prélèvement de nutriments. Les plantes ne bénéficiant pas de la mobilité, il semblerait que les composés allélopathiques soit un mode de lutte développé par le monde végétal en réponse à des agressions parasitaires, de prédateurs ou plus simplement à la compétition que se livrent les espèces pour l’eau, la lumière ou la nutrition.

Chaque écosystème est caractérisé par les organismes vivants qui y évoluent.. La présence de chaque espèce dans un système donné est étroitement liée à celle des autres. Les arbres, les plantes, les oiseaux, les mammifères, les insectes et les micro-organismes du sol vivent en relation intime. Et donc en tant que pratiquant de bonsaï nous gagnerions à nous inspirer des milieux naturels pour intervenir sur notre propre lieu de culture. En associant la culture de ces plantes, nous y favoriserons la formation d’interactions similaires à celle des érablières ou des tourbières par exemple. L’association des cultures permet de créer une synergie dans le milieu qui le renforce et le rend moins vulnérable.

Quelques exemples, et la liste est loin d’être exhaustive :

Les aromatiques :Elles ont toutes un effet bénéfique sur les autres plantes.
Parmi les plus connues on trouve la santoline, la lavande, le romarin, la sauge. Elles sont, soit récoltées et séchées (poudre) pour protéger des rats et des limaces ou empêcher les insectes de manger les graines (semis), soit plantées à proximité pour leur influence bénéfique sur les fruits et les légumes : elles améliorent la vigueur et contribuent à éloigner les insectes ravageurs.

La rue : la plus amère des « bonnes herbes », est une excellente répulsive.
Les insectes parasites détestent son odeur âcre et amère au plus haut point :
quelques feuilles de rue posées sur des nids de pucerons les font disparaître.
Son purin est aussi efficace. Les feuilles peuvent être séchées pour préparer une poudre à maint usage :
- les semences enduites de poudre avant d’être mises en terre sont protégées contre la plupart des parasites.
- la poudre épandue autour des jeunes plants les préservera des insectes.

Les menthes : Toutes les espèces possèdent une odeur caractéristique, avec de nombreuses nuances. Elles ont la faculté de repousser nombres d’insectes parasites. Elle repousse la fourmi et donc lutte contre les pucerons noirs (amenés par les fourmis). La menthe attire aussi plusieurs espèces de mouches bénéfiques.
Menthe poivrée est la meilleure variété à utiliser à cause de son odeur très forte. Les tiges sont coupées durant l’été et mises à sécher : la poudre de feuilles pourra être utilisée toute l’année.
Menthe Pouliot appelée « herbe aux puces » possède une odeur que détestent les fourmis, les moustiques, les mouches et les puces des chiens et des chats.
Elle repousse également les altises.

L’ail et les membres de sa famille : Ciboulette, Echalote, Oignon, et l’Ail ornemental. Cette famille (Allium) possède des propriétés répulsives et c’est une des plus efficaces pour repousser les insectes, l’ail  est planté aux pieds des pêchers pour protéger de la cloque (comme l’oignon). La poudre d’ail desséché protège les graines et jeunes pousses des oiseaux et des insectes. Conserver les minces épluchures de peau, les mettre dans de l’eau (de pluie de préférence) et laisser reposer durant 2 à 3 jours. Vous obtiendrez un insecticide liquide très efficace à diluer dans 3 fois le même volume d’eau pure pour pulvériser très finement contre les parasites. La ciboulette se plante près des pommiers pour prévenir de la tavelure, de la gale et des chancres. Utilisée en infusion, elle permet de lutter contre le mildiou des groseilliers ou contre la rouille de la menthe. A pulvériser contre la tavelure et pour venir à bout de la gale des pommiers.

 Les composées : Les asters, vergerettes et verges d’or sont des sources de nourriture à l’automne. La tanaisie attire un grand nombre de coccinelles. L’Anthémis est favorable aux guêpes et aux mouches parasites. Les cosmos sont attractifs pour les prédateurs et particulièrement les araignées. Les fleurs de composées servent de sources de glucides pour les larves de chrysopes. Les marguerites blanches et jaunes et l’achillée millefeuille sont également favorables aux auxiliaires.

Les crucifères : La moutarde sauvage est une des sources de nourriture préférées des femelles d’Itoplectis conquisitor, un parasite important du carpocapse. L’alysse s’est avéré la plus prometteuse en attirant plus de 200 insectes bénéfiques par ravageur. Elle est peu compétitive et n’attire pas les punaises, ni les pucerons.

Les légumineuses : Exemples de petites plantes légumineuses :Haricot, pois, trèfle, luzerne, esparcette, arachide, lespédéza, kudzu, vesce, soja, gesse …
Parmi les arbres et arbustes de cette famille on trouve : chicot du Canada, févier, virgilier, genêts, robinier faux acacia, faux-indigo …
En plus d’apporter de l’azote aux plantes voisines, elles peuvent attirer de nombreux auxiliaires (punaises prédatrices et guêpes parasitaires) grâce à leur période de floraison très longue. Les légumineuses permettent d’accroître le rôle des prédateurs du sol. Les arbres fruitiers et la vigne apprécient d’être complantés de légumineuses associées à la moutarde (15 %).

Les ombellifères : Elles sont particulièrement attirantes pour un nombre important d’auxiliaires (carotte sauvage, fenouil, panais sauvage…).

Les absinthes : Le purin est utilisé en action préventive et curative contre les pucerons, les chenilles, les altises et les mollusques.

Calendula (Souci) : Emet la même odeur âcre que les oeillets, un peu moins forte.

Capucine :  Efficace dans la lutte contre les pucerons. Plantée au pied des pommiers, elle prévient contre le puceron lanigère (dans ce cas on la laissera pousser autour du tronc). L’infusion de capucine est à pulvériser en cas d’infestation dans les serres, elle écarte les Aleurodes.

Consoude :  Riche en oligo-éléments et en minéraux, le purin a des vertus fertilisantes. Il renforce les végétaux contre les parasites et les maladies.

Fougère : Le compost à base de fougère est favorable aux semences d’arbres car il encourage la germination. Le purin non dilué peut être utilisé contre les limaces, les escargots et les insectes (pucerons, mouches mineuses, acariens…)

Lavande : Antimite bien connu, la lavande a d’autres vertus insecticides. On l’utilise sous forme de purin ou de plante compagne pour lutter préventivement contre les pucerons et les fourmis.

Molène : Attire la punaise de la molène qui attaque voracement les tétranyques et les pucerons. Malgré son efficacité, ce prédateur peut s’attaquer aux pommes provoquant des verrues sur les fruits.

Oeillets d’Inde (tagetes) : Famille de grande valeur pour repousser les insectes qui attaquent la partie aérienne des plantes mais aussi les parasites qui attaquent les racines. Ils possèdent une odeur acre et piquante que beaucoup d’insectes ne supportent pas : c’est un des meilleurs moyens d’écarter la « mouche blanche » (aleurode), les pucerons et les altises. Ils contiennent une substance dans les racines qui tuent les nématodes qui attaquent les racines de beaucoup de plantes. Le grand tagetes africain (tagetes minuta) est utilisé contre le chiendent et les autres mauvaises herbes à racines riches en amidon.

Ortie piquante : Une des plantes les plus importantes et les plus utiles aux jardiniers. Elle sert de nourriture aux chenilles de divers papillons, vulcains, vanesses et paons. Très riche en oligo-éléments et minéraux, elle sert de compagne aux arbres fruitiers charnus et aux plantes médicinales. Le purin d’orties est utilisé en prévention des maladies cryptogamiques et en fortifiant.

Phacélie : C’est une plante très attirante pour un grand nombre d’insectes bénéfiques en plus d’être une des plus mellifères. Elle attire particulièrement les syrphidés prédateurs de pucerons, les carabes et les parasitaires de la cochenille de San José.

Prêle : Son fort pourcentage de silice permet de combattre à titre préventif et curatif les maladies cryptogamiques (rouille, moniliose, cloque botrytis, mildiou et taches noires). On l’utilise en décoction non diluée à pulvériser sur les feuilles développées (diluer chaque fois qu’on l’utilise deux fois au même endroit).

Rhubarbe : On utilise l’infusion non diluée en traitement préventif pour lutter contre les teignes et pucerons noirs.

Sarriettes (sarriette des jardins et sarriette des montagnes) : Souvent connues sous le nom « d’herbes aux fèves » car elles constituent d’excellentes compagnes pour les fèves et haricots à rames. Elles exhalent une odeur chaude, presque épicée qui a la faculté de repousser les pucerons. Elles sont par ailleurs de bonnes plantes mellifères pour les insectes pollinisateurs.

Sureau noir : Le purin de sureau est utilisé non dilué, en prévention pour lutter contre les attaques des altises, noctuelles, thrips et pucerons.

Tanaisie : Plantée sous les pêchers, elle éloigne les insectes volants nuisibles (lépidoptères) et est efficace pour repousser le coléoptère japonais des vignes et framboisiers. On utilise la décoction non diluée contre les aleurodes, altises, fourmis, mouches des légumes, pucerons, papillons…

Tomate : Le purin de feuilles repousse la plupart des insectes (pucerons, altises, piéride, teigne …) ; on peut accrocher le feuillage des tomates dans les branches des fruitiers. Ses sécrétions racinaires inhibent la croissance des jeunes abricotiers.

Valériane : Spécialiste du phosphore, elle attire les vers de terre (appliquer une fois par mois en été) et constitue un excellent tonique en pulvérisation.

Espèces végétales dont les fleurs favorisent les auxiliaires : Panais, carotte, fenouil, aneth, coriandre, angélique, anis, cerfeuil, marguerite, tournesol, topinambour, aster, verger d’or, achillée, nielle des blés, silène, lychnis, céraiste, lupin…

Plantes et arbustes à fleurs d’été exerçant une influence bénéfique : Eglantier, sureau, buddleia, troène, verge d’or, bergamote, hysope, mélisse…

 

Pour conclure, ceci n’est qu’une simple approche du sujet, je ne suis pas un scientifique et ne pratique cette technique que depuis relativement peu de temps, mais toute technique, possibilité de cultiver autrement mérite d’être essayée, et puis cela servira certainement de retour d’expérience pour d’autres personnes dans d’autres domaines. Je pense que, plutôt que d’engraisser les fabricants de produits chimiques, on peut, à mon sens, essayer d’autres méthodes plus écologiques, plus raisonnées et raisonnables.

Et puis si cela ne marche pas, cela fera toujours d’excellents kusamono…

Gilles.

Chroniques méditerranéennes….

Juin, le mois où toute énergie se trouve à son paroxysme; le mois de la fête du Saman(Fête du feu), le mois du Soleil à l’expression bruissante de la vie.

Le mois du solstice d’été, où les jours s’allongent dans des bruits de sève débordant, où l’air parfois doux vous fait goûter à des sensations d’éternité, que l’on ne peut consommer, tant ses bruissements vous tourne la tête.

Juin, animal fétiche: le cerf, symbolisant la force, la fertilité, l’indépendance spirituelle et physique. Tout cela pour vous avouer que c’est une de mes saisons préférées.

Chaque pomme est une fleur

                 qui a connu l’amour.

Juin sur nos étagères est un mois d’intenses travaux, de soins, en parlant de soins, voici une action qui en fait couler de l’encre, s’entre déchirer la multitude de « chapelles » hantant cette passion.

 

 

La Fertilisation

Voici ce que j’ai retenu, tout au long de ces années de culture.

Que nourrir un arbre est toujours le fruit d’approximations et compromis.

Difficile de se retrouver dans le nombre d’engrais proposés, qu’il soit simple ou composé, solide ou liquide, basique ou de luxe, japonais ou local.

Comment s’en sortir:

Je regarde qu’il soit équilibré.

qu’il soit organique, si je ne trouve pas, cela sera organo-minéral

je réserve les engrais soluble pour des apports ponctuels, ciblés à action rapide.

J’évite de mettre sur substrat sec

j’incorpore après avoir arrosé abondamment, à la fraîche le soir( ma préférence), ou le lendemain en profitant de l’humidité restante.

Je vérifie toujours sa composition, qu’il ne soit pas trop dosé( genre30-15-20) ou en déséquilibré total( genre 25 ou 30-0 ou 2- 0)

Du jour Saint-Jean, la pluie fait la noisette pourrie.

J’essaye de me  montrer méticuleux dans mes apports, ni trop en quantité et en concentration

D’apporter de l’engrais par temps de pluie, celui-ci fermente trop vite, en conséquence je suspends les apports.

Si je rencontre des périodes de pluie prolongées, pour les pins, genévriers les apports seront après la période.

Sur feuillus, lorsque je suis en formation de la fine ramification, je fais attention aux quantités, je ne donne pas d’engrais après une période pluvieuse.

J’apporte de l’engrais, même en été, en diminuant les fréquences

En automne je privilégie des apports riche en potasse et phosphore, sans ou très peu d’azote.

Une idée fausse, ne pas apporter d’engrais pour maintenir petit un  arbre

Et surtout jamais d’engrais sur un arbre faible

          A la Saint-Jean, qui voit une pomme en voit cent.

 Juin, un mois de pleine formation, voici quelques exemples,

LE BOUGAINVILLIER ou LA BOUGAINVILLÉE, variété glabra

Son point de départ une bouture ramenée de l’île de Patmos, élevée pendant quelques années en pleine terre, en la protégeant l’hiver sous une couche de mulch et tunnel d’hiver. Lorsqu’elle(il) est sorti(e) de terre elle a gagné un pot de culture japonais de 16cm de diamètre, j’ai tout enlevé afin de partir sur un tronc nu, comme souvent cela est mon habitude

 

 

 

 

 

 

 

 

A la Saint-Jean, les jours les plus grands

Quelques années après, j’ai encore pas mal d’approches pour sa ramification, je construis les branches pas-à-pas, entre-noeud après entre-noeud en m’assurant que la longueur, l’épaisseur de chaque section soit bien proportionnée, avant d’entreprendre l’étape suivante.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pluie à la Saint-Jean, dure longtemps

Sa floraison est magnifique, j’applique pour sa floraison une défoliation locale où je souhaite l’émergence de fleurs, cela fait la troisième année que j’applique cela, voici sur son futur apex,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant la Saint-Jean, pluie bénite; après la Saint-Jean, pluie maudite

 

 

 

 

 

 

 

 

La pluie de Saint-jean, emporte la noix et le gland

 CÔTE CULTURE :

 En saison estivale, son arrosage doit être assez abondant, elle aime recevoir un engrais riche en potasse et phosphore, que ce soit sous forme solide ou liquide, apport effectué dés l’apparition des bourgeons( j’ai remarqué au fil des années, en faisant cela j’avais peu de perte de petites branches comme pour les érables)et ce jusqu’à son repos automnale, qu’elle effectue entre le 25 novembre et la première semaine de décembre.

Cette année, malgré la vague de froid elle a gardé ses feuilles jusqu’à fin février.

Son substrat est acide, kanuma et kyriu, l’hiver je reste très attentionné à son taux d’humidité. En prévention tous les deux mois environ je lui accorde une ration d’aliette.

J’ai remarque qu’elle était peu sensible aux attaques parasitaires; chaque année je lui offre une petite cure de magnésium et fer, je ne sais pourquoi elle est sensible de ce côté là.

Voici après sa floraison où je taillerai pour la création de son apex définitf, au fil des années, elle deviendra un shohin


Pour les prunes à la Saint-Jean, qu’on en vole une, on en voit cent.

Passons à un autre arbre que j’affectionne, lui j’ai pris mon temps à le connaitre, en me rappelant les leçons appliquées par André,

L’ABRICOTIER DU JAPON,

Comme précédemment, je suis reparti sur tronc nu( suite à un combat de chats, où il est resté toute la nuit les racines à l’air, il revient de loin), et malgré cela il m’a offert des fleurs  délicieusement parfumées certaines émergent directement sur le tronc.

Je pense être parti à nouveau pour cinq ou dix ans d’approches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    La nuit de la Saint-Jean, est la plus longue de l’an.

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉRABLE DE BUERGER, je n’aborderai sa culture, ni  sa formation, vous trouverez un article très bien monté de notre ami Gilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

GYMNOSPORIA DIVERSIFOLIA, si tout continue comme cela encore deux à trois ans, j’aurai émergence d’un très beau shohin.

Les conditions de culture sont identiques au bougainvillier, ne craint pas les tailles drastiques, seule attention, l’hiver bien isoler son racinaire du froid, pas trop d’humidité pendant cette saison. Elle ou il est un peu en retard du côté fleuraison.

 

 

 

 

 

 

 

 

PISTACHIER LENTISQUE, un petit shohin, assez capricieux dans sa formation, bien observer le moment de sa taille, il a une tendance à se bloquer.

Niveau arrosage en saison estivale l’arroser quotidiennement , aime une bonne fertilisation, liquide ou solide.

Pose de ligature possible lorsque la branche est semi-lignifiée.

Nous nous  retrouverons en juillet, nous découvrirons d’autres arbres, toujours dans la catégorie mame, shohin, kifu.

Pour finir ce billet consacré à juin, qui est le milieu d’une année, je peux faire maintenant le bilan d’un hiver qui a rappelé un peu ceux  connu en 56, 62-63, 85 et 87.  Nous avons rencontré pendant deux semaines des températures constantes qui oscillaient  entre -8° certains jours à -17° lorsque la tramontane soufflait, elle a été active pendant trois semaines.

Nous avons été  surpris par cette constance,  habitué que nous sommes par nos hivers peu froids. Autour de nous cela a été une hécatombe, côté oliviers, palmiers, lauriers rose, mimosas.

Côté arbre aucune perte, sauf une branche indispensable pour sa forme d’un orme nire, pas grave je repars pour une formation.

Pour conclure, je me rendrai à Chamalières lors de l’exposition dédié aux shohin, enfin!, ils seront mis en avant, sous les projecteurs.

J’espère que la présentation commune que nous ferons, tiendra la route; nous ferons tout notre possible pour cela, afin de prouver  que des amateurs* peuvent très bien se débrouiller

   *Amateur, voici la définition du mot: Qui a une prédilection pour une chose et qui s’y connait- Qui pratique un art,  un sport sans en faire profession.)

Chroniques méditerranéennes………

L’acacia comme chaque année revêt son habit d’apparat, cela donne une impression nacrée de voile ondulant sous la brise.

Pendant ces semaines de parures éblouissantes, l’air s’emplit de parfums sucrés lorsque le soleil du matin   réchauffe ces grappes en un parfum à la limite du palpable, une senteur voluptueuse.

Une haie de pyracantha , accompagne la floraison des acacias, en bourdonnements et parfums capiteux, à celui qui offrira le plus de souvenirs olfactifs.

Mars aride, avril humide, mai tenant des deux, présagent l’an plantureux.

D’ici quelques semaines, d’autres arômes aussi puissant envahiront l’air, lorsque les grappes de l’arbre à beignets se fermeront; mais laissons parler un auteur que j’apprécie » Apparaît, la fleur étrange du tilleul, une aile de libellule, d’où émerge un minuscule soleil » , Alain Paraillous.

Froid mai et chaud juin, donnent pain et vin

Si le dicton est vrai, méchante femme s’épouse en mai.

Revenons à nos étagères, quelques conifères de notre coin de Languedoc, se prélassent  en ce joli mois de mai, mois en températures agréables, parfois un peu fraîches, mais excellentes pour nos arbres.

Le cade, juniperus oxycedrus, petit cèdre, cèdre piquant, est un conifère agréable à mener en pot, se comportant très bien en ce milieu étroit( n’en déplaît à certains, qui le considére moins bien qu’un tropical, bon, il faut dire qu’ils habitent la sibérie, et non certainement pas la main verte pour ce genre de conifère).

Ce que j’ai pu observer: il se montre assez résistant au froid, à condition de bien protéger son racinaire noyé dans du mulch de bois( cela lui garde une certaine fraicheur utile en hiver), son substrat pumice(petite granulométrie) , akadama, un peu de kyriu.

Il figure assez souvent parmi les dernières espéces à entrer en repos végétatif, mais il se montre parmi les premières à répondre au printemps, par une pousse assez forte.  Mi-mai, il prépare ses bourgeons floraux( enfin le mien).

Sa mauvaise réputation, vient du fait qu’il abandonne les rameaux faibles, les moins exposés au soleil(lumière). Sur les conseils de Jean-François Busquet, pour remédier à cela, j’ai ôté les rameaux faibles inutiles a sa forme, des approches de pincements pour favoriser un certain bourgeonnement en arrière, qui pourra me servir d’appui pour de futures tailles, pour éviter des pousses trop longues.

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mar 2, 2012 - Photos, Poteries, Réflexions    1 Comment

Le samurai et le pêcheur :

La pêche quotidienne au bord de l’eau, permet à un vieux pêcheur de vivre. Mais, en ce moment, la capture n’est pas bonne, à cause du mauvais temps. Or, le pêcheur n’arrive pas à rembourser à temps de l’argent dû à un samurai. Très énervé, celui-ci sort le sabre et, dans sa fureur, il est prêt à tuer le pêcheur sur- le- champ.


« Dans l’esprit de ‘bushido’, on ne tue pas l’ennemi dans sa colère, répond le vieux pêcheur ». Le samurai range son sabre et dit au pêcheur: « Je te laisse un an de plus pour rembourser ta dette ». Le samurai rentre chez lui ; dans l’obscurité du soir, il découvre sa femme couchée dans son lit avec un homme. Dans sa colère, il sort son sabre et veut tuer immédiatement cet homme. Mais, repensant aux mots du vieux pêcheur, il rentre son sabre.


En fait, l’homme supposé être à coté de sa femme, était sa maman ! Pendant son absence, afin de dissuader les voleurs, sa mère s’était déguisée en homme.
Le lendemain, sur la même plage, le samurai vient voir le vieux pêcheur et lui dit que sa dette a été payée !
Comme les autres formes d’expression artistique, l’art du Bonsai-Penjing nous permet de transmettre un message. A mon tour, j’utilise les figurines en terre cuite pour faire passer, à travers ce message, une idée qui soit positive pour celui qui le reçoit.

 

Giang

jan 26, 2012 - Réflexions    No Comments

Shin, Gyo, So

Je remercie Michel Otto, pour ce billet,

Qu’est-ce que le Shin, Gyo, So ?

C’est un classement, ou plutôt, des catégories reprises dans un classement
Selon M. Andô, c’est une des premières choses que l’on enseigne dans les écoles Japonaises.
Il ne comprend pas pourquoi les sensei Japonais qui viennent en Europe ne nous l’enseignent pas pour débuter.
Je pense que c’est simplement parce que les sensei ne viennent pas pour donner cours dans des écoles Européenne.
Ils viennent pour animer des ateliers et non pour nous enseigner cet art du bonsaï, c’est différent.

Ce sujet ne vous apprendra peut-pas grand-chose si vous pratiquez le bonsaï depuis longtemps.
Le Shin, Gyo, So ne fait que classer logiquement les choses.
Après, … « C’est selon notre sensibilité ».

Ce classement nous aide dans le Toriawase ???
Mais qu’est-ce que le toriawase ?
Le toriawase, c’est l’art d‘assembler les différents éléments que sont l’arbre, le pot, la tablette, l’herbe.
Le Shin, Gyo, So nous vient de la calligraphie,
Shin: très carré, « facile » à lire,  cette écriture est utiliséé pour les papiers administratifs.
Gyo: un peu plus déformé, écrit plus rapidement.
So: minimum de traits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photo vous montre 3 fois les mêmes mots écrits selon le Shin, le Gyo ou le So

J’ai essayé de vous faire un tableau pour simplifier les explications.

Je ne parle pas des rebords ou des pieds des pots pour ne pas que ça devienne indigeste.

 

 

 

 

 

 

 

On le voit sur ce tableau, on va d’une extrême, le Shin à l’autre le so

 Le shin:

On y retrouve Conifères et pour autant qu’aient un aspect masculin
Les Prunus, les satsuki et chez nous, on pourrait rajouter le
Buis.

La catégorie Shin est composée de trois sous catégories : shin, gyo et so

Dans la première, Shin/shin, on trouve les arbres à tronc épais.
Dans le deuxième, Shin/gyo, on trouve les arbres à tronc moyen.
Dans la troisième, Shin/so, on trouve les arbres à tronc fin.

Les pots shin.
Les pots sont patinés, profonds, massifs, mats,
Les pieds orientés vers l’extérieur sont autorisés.
ils auront un rebord.
Les Prunus, les satsuki et les Buxus Shin reçoivent un pot non émaillé.
Les pots pour la forme Shin/shin sont toujours carrés haut, bruts (sans émail) de couleur rouge sombre.
Les pots pour la forme Shin/gyo sont les mêmes que pour la forme précédente, mais plus fins.
Les angles des pots (les coins) Shin sont vifs, à angle droit, plus on s’éloigne de cette catégorie et plus les angles s’adoucissent

Les tablettes Shin.
La tablette doit être le plus simple possible, massive et sans aucune décoration, car l’arbre est l’objet principal.
Lez tablettes (SHOKU) Shin/shin doivent être très robustes, les pieds tournés vers l’intérieur augmentent cet effet de solidité.
Elles ne doivent pas avoir de dépassants (le plateau du dessus ne dépasse pas les pieds.
Les tablettes Shin doivent être en relation avec les pots qu’elles supportent. Ex : pour les Shin, simples, carrés, impression de robustesse, jusqu’à des formes un peu arrondies pour les So.
La mise en valeur se fait au niveau de l’arbre, la table doit rester plus modeste.
La couleur des tables marron foncé ou très foncée. Le foncé accentue l’impression de robustesse, l’aspect lourd de la table.
L’aspect doit être patiné sans traces de doigt (gants blancs).
Le Gyo:

On y trouve les arbres à feuilles caduques, arbres à fleurs ainsi que les arbres à fruits.
La catégorie Gyo est composée de trois sous catégories, Gyo/gyo futo, Gyo/gyo chu et Gyo/so, la sous-catégorie Shin n’existe pas dans le Gyo

La sous catégorie Gyo/shin n’existe pas.
Dans la première catégorie Gyo/gyo on trouve des arbres avec un assez gros tronc (Futo).
Dans la deuxième catégorie Gyo /Gyo on trouve des arbres au tronc moyen (Chu).
Dans la troisième catégorie Gyo/So on trouve des arbres au tronc fin.

Les présentations de forêts de conifères seront placées dans la catégorie Gyo.
Gyo/gyo : troncs moyen et assez fins.
Gyo/so : troncs fins.

Les pots Gyo.
Les pots sont patinés et émaillés.
La taille du pot est fonction de la grosseur des troncs des arbres.
Gyo/Gyo : assez gros, le pot sera un peu plus gros.
Gyo/Gyo : moyen, le pot sera plus fin.
Gyo/So : pot fin ; assiette.

Les tablettes Gyo.
Les tablettes Gyo doivent être en relation avec les pots qu’elles supportent, la tablette à barreaux (SANJOKU) est d’une utilisation sûre et facile. Des conifères avec un tronc fin peuvent être exposés avec ces tablettes.
Les tablettes doivent être de couleur foncée jamais en bois brut. Pas de couleur noire mais marron foncé, jamais de marron clair. La couleur foncée va avec la lourdeur du bois et le poids de la table.
Les tablettes Gyo/gyo sont plus fines que les tablettes Shin, mais elles restent simples
Tablettes en bambou pour Gyo seulement.

Le So:

SO Présentation d’herbes.
Kusamono ou Shitakusa, mais seul le shitakusa accompagne le bonsaï
Bien que le shitakusa n’ait pas de fleur, la nuance de vert de ses herbes indique à elle seule la saison.
La même variété de shitakusa peut accompagner indifféremment un conifère ou un arbre à feuilles caduques.
Les Kusamono bonsaï : on peut placer des herbes ou des plantes à fleurs de plusieurs variétés ensemble, mais dans ce cas, ce ne sont pas des plantes d’accompagnement.
Le Shitakusa : une seule variété d’herbe par pot ; pas de fleurs (ou très discrète) autorisées comme plante d’accent.

Les pots So.
Les pots sont patinés et émaillés
Les pots pour la catégorie Gyo sont toujours émaillés.
Gyo/Gyo – Futo : pot de grosseur moyenne.
Gyo/Gyo – Chu : pot plus fin.
Gyo/So : assiette

Les tablettes So.
Utilisation de nattes de bambou est autorisée durant le printemps, l’été et le début de l’automne.
La plaquette (Jita) est toujours de couleur foncée, identique à celle de la table

Remarques générales :

Au Japon, quand un bonsaika veut acheter un pot, il donne la catégorie de l’arbre pour lequel il veut un pot. Un pot Shin/shin ou un pot Gyo/so, ou … et le potier sait grâce à ça quek genre de pot sont client souhaite acheter.
Le bambou est utilisé comme plante d’accompagnement, pas comme arbre principal.
En cas de présentation à deux éléments (2 arbres), jamais deux « shin » ensemble comme arbre principal et arbre secondaire.
La présentation de deux « Gyo » est autorisée.
Si un arbre est dans le style penché, décaler légèrement le pot sur la tablette à l’opposé du mouvement de l’arbre.
C’est le mouvement de l’arbre qui compte, pas celui de la tête.

Étagère pour la présentation de Shohin (HAKO KAZARI).
Cette « armoire » est la représentation symbolique (imaginaire) d’une montagne.
Sur l’étagère du haut, on ne peut placer qu’un seul arbre qui doit être uniquement un conifère (Shin). Pas de « Shin » sur les étagères du dessous.
À partir de l’étage intermédiaire, utilisation d’un « Gyo » autorisée.
Si un arbre Gyo est présenté sur l’étagère supérieure, ce qui est autorisé, il est obligatoire de placer des arbres Gyo sur les étagères intermédiaire et inférieure. Pour le Gyo présenté sur l’étagère supérieure, tous les styles sont autorisés.
Si sur l’étage supérieur, le mouvement de l’arbre va vers la droite, il faut décentrer légèrement l’arbre vers la gauche, il y aura donc plus d’espace libre à droite.
Il faut que le nombre total d’arbres soit impair.
Il faut que l’arbre présenté sur la tablette supérieure soit plus volumineux que les autres (Shin)
Pas de support (SHOKU et JITA) sur l’étagère pour les arbres sauf pour les arbres de style Kengaï et Han-Kengaï.
Yatsuashi :
Les pots doivent être de couleurs et de formes différentes.
Pour une présentation à trois éléments (avec un shitakusa entre l’étagère et l’arbre secondaire), on ne doit pas retrouver de shitakusa dans l’armoire.
TORIAWASÉ : travail d’assemblage

Mochicomi des tablettes.
À l’aide d’un chiffon en soie, lustrer les tablettes avec des mouvements circulaires.
Manipuler les tablettes avec des gants blancs.
Manipuler le pot avec précautions. Il faut prendre l’habitude de (lever, bouger et poser) .
Ne pas transporter la tablette et le pot ensemble, ce dernier pourrait bouger et rayer son support.

Mochicomi des pots.
Wabi sabi des pots.
Toujours au soleil, frotter avec un chiffon sec.
Ne jamais nettoyer avec des produits.
Le laisser exposé aux éléments naturels.
Après la pluie, enlever l‘humidité et la mousse avec le chiffon sec.

Exposition en Tokonoma.
Traditionnellement pas de kakemono ni de Tempaï dans le Tokonoma.
Pas de Yamadori non plus.
Suiseki + shitakusa : autorisé.
Suiseki + arbre : interdit.
Pour une exposition, la ligature est autorisée sur les branches pas sur le tronc.

Rédaction: Michel Otto, à suivre…….

oct 27, 2011 - Exposition, Réflexions    1 Comment

Chemins de rêve

 » les règles n’ont pas d’existence en dehors des individus:  sinon aucun professeur ne le céderait en génie à Racine. N’importe qui d’entres nous  est capable de redire de belle sentences , mais bien peu de ceux qui les auront dites , en auront pénétré le sens »  Henri Matisse.

Cette réflexion, n’est pas une dissertation, ou un exercice philosophique,  seulement le support  précis de ma pensée.  Suivez moi, sur ces chemins de rêve, laisser vous prendre par la volupté, la poésie exprimée. N’oubliez  pas de vous munir d’un fil(d’Ariane), qui vous aidera pour bien aborder la lecture des oeuvres présentées.

Ensemble de l’oeuvre présentée

Détail visuel important

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