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1 Comment L’art Vietnamien de la composition du Hon Non Bo (假山盆景)
La culture des arbres en pot ou l’art du penjing (bonsaï en japonais) est née dans la Chine antique aux alentours de la fin de la dynastie Qin (Chine, 220-206 av. J.-C.) et au début de la dynastie Han (206 av. J.-C et 220 apr. J.-C.)
Elle a été en suite répartie en Asie du sud-est avec l’enseignement du bouddhisme vers le VIe siècle après J.C, les invasions, les échanges culturels et commerciaux.
Comme le bouddhisme, la culture du bonsaï évolue en fonction de la culture locale et s’adapte à la richesse de la flore et du climat. Ainsi, dans l’art du bonsaï, les Vietnamiens ont développé une autre forme d’art ; l’art du Hon Non Bo (假=faux, imiter, 山=montagne) ou l’art de création de paysages sur plateau.
Le Hon Non Bo est une représentation d’une scène de la nature réduite sur plateau. Le Non-Bo suggère souvent un paysage de montagne, une île, une falaise au bord de la mer dont l’océan est symbolisé par l’eau contenue dans une bassine de faible profondeur souvent en ciment.
Les artistes Vietnamiens s’inspirent généralement à partir de paysages observés dans la nature, de la littérature, et aussi mythologie…Parallèlement à l’art du Penjing, l’artiste emprunte la création du Non-bo pour exprimer une pensée, faire passer un message ou une idée.
Composition de Hon non bo : Principe et matériel
Dans l’art du bonsai, l’arbre, la roche et les plantes d’accompagnement évoquent un paysage de la nature de manière simplifiée et séparée en trois formes d’art distinctes (le suiseki水石, kusamono草物, le bonsai盆栽). L’utilisation de l’élément eau est généralement symbolisée par les graviers.

La composition de Non Bo est plutôt proche de la tradition de Penjing盆景. Mais l’élément aquatique est largement utilisé pour accentuer l’immensité de la mer ou de l’océan dans un container de grande taille en ciment. La différence réside également l’utilisation des roches naturelles ou roches faites généralement à partir de ciment et laissées vieillir au fil du temps. Les containers peuvent avoir les formes géométriques variables, ils sont souvent de très grande taille.
Concernant l’aspect visuel, la composition du Non-Bo n’a pas forcement de front comme celui du bonsaï ou du penjing. La scène peut être admirée dans toutes ses dimensions.
L’eau et la roche sont des éléments clés dans l’art de Non-Bo. L’utilisation d’arbres reste suggestive et simplifiée dans la composition du paysage. Les arbres, qui supportent bien la forte teneur d’humidité du climat tropical de genre Ficus, Wrightia, Serrisa, Carmona… sont très prisés par les artistes.
Bref, de l’Empereur au peuple, l’art de Hon non bo a été toujours populaire et présente dans l’histoire vietnamienne. De nos jours, nous pouvons admirer les compositions de non-bo dans les jardins botaniques, dans les temples bouddhiques, ou lors l’occasion des fêtes du nouvel an du Têt.
Je joins les oeuvres et les inspirations de Lam Ngoc Vinh, exposées à Saigon cette année. C’est un grand artiste Vietnamien de bonsai-penjing actuel, que j’ai rencontré sur les forums internationaux de bonsai.











salut giang,
Merci pour cette tranche d’histoire.
Comme je te le disais, j’aime beaucoup ce style de création, mais le probleme chez moi, est de trouver les pierres.
fabrice