Fiche de culture
2 Comments Mûrier alba, mûrier nigra, papyrier
Après une série de billets où la poésie emprunte des voies différentes, sentant bon la passion qui les accompagnent (Geneviéve, Gilles, Monique), remettons les pieds en des lieux où évolue des habitants qui hantent mon paysage, avec un billet plus « terre à terre », lieux où la poésie flirte avec l’histoire.
Que de souvenirs drainés par cet arbre,l’herbe des lapins, nous nous arrêtions pour déguster ses fruits et son ombre, plaisirs simples, mais royal, le vert de ses feuilles pour des petites bêtes friandes et avides de sa verdure , des clientes exigeantes, toujours fraîches et quantités qui augmentées au fur et mesure de leur volume, jamais rassasiées, enfin elles étaient nourries, blanchies et logées dans un trois étoiles( le logement : une magnanerie, les petites bêtes : des vers à soie).
Un arbre qui vous fait voyager par son écorce aux multiples continents, agréable à frôler, comme l’olivier nous sentons la vie; à la vie il s’accroche, lorsque nous voyons dans quelles conditions il prospère, dommage, nous avons oublié qu’il a fait vivre, apporté souvent un surplus de ressources pour des personnes qui connaissaient la valeur de leur travail.
Un arbre que nous voyons très peu, souvent de façon discrète(trop discrète) sur certaines étagères( là je pense à mon formateur préféré), un sujet facile de culture, vous rendant bien les attentions que vous lui porté. Justement un voici deux nés de semis.
Photo1-
, mûrier nigra, graines achetées au semences du puy, âge 11ans
photo-2
murier alba, semis, graines issues des mûriers alba du stade de foot , cirque de l’Internet-Saint guilhem le désert, village de toute beauté, envoûtant, mystérieux parfois, mystique, dans ses rues nous sentons le souffle de l’histoire, âge 7 ans.
L’ARBRE EN POT;
Substrat: pumice, akadama, un peu de tourbe, suivant mon mode de culture et mon microclimat, comme celui qui suit, craint les surchauffe de pot en été.
ARROSAGE: c’est un soiffard en période estival, comme toujours à chacun de trouver ses marques(substrat, climat), printemps, automne; les apports se font en fonction du temps, en hiver maintenir humide.
TAILLE: Sa taille de structure en fin d’automne (début décembre), on peux pincer en vert à trois feuilles, mais, vous n’aurez pas de fructification, perso, je laisse monter, j’effectue ensuite une taille d’agréments; bois cassant, employer des outils très tranchants. Bonne réaction à la défoliation début juin.
LIGATURE: je mène tout par la taille, pose de quelques haubans, assez réfractaire au fils, on peut, suivre les conseils sur le papyvier.
REMPOTAGE: que j’effectue après la chute des feuilles, en fin de descente de sève, bien retailler les grosses racines( un champion de ce côté là), cela l’incite à produire des racines un peu moins conséquentes(mais pas gagné), pour son parent plus bas idem, pour le rythme à vous de voir entre 2 et 3 ans, sauf pour les jeunes toutes les années.
ENGRAIS: peu azoté, riche en potasse et phosphore.
MALADIES: prendre des précautions du côté racinaire, mais, bien plus solide que ses parents: le figuier, le papyvier. Insectes, pas ou de temps en temps(très rare) quelques pucerons noires, suivant les années une ou deux cochenilles, très peu d’attaques cryptogamiques(rare).
En conclusion, c’est un arbre que nous devrions trouvé un peu plus sur nos étagères, montrer un peu plus lors d’expo de club ou national, de mon point de vue, il possède beaucoup de qualité, bonne réduction de son feuillage, facile de vie, cerise sur le gâteau, il vous offre quelques fruits, fruits que j’apprécie, parce, l’arbre qui ma adopté me les offres..
Quelques photos tirées du blog de henry Brisse: sophy.3-mrs.fr, une mine de photos sur la flore de notre sud, à découvrir.
Au bout de ma rue, au-dessus du Badaousou, une colonie de papyrier, comment sont-ils venus dans ce lieu, mystère.
L’arbre que je cultive en pot, est un jeune prélèvement, difficile de trouver un sujet intéressant , racines s’enfonçant profondément, peu de chevelu sur les gros sujets, pousse rectiligne assez haute, colonise son milieu par drageonnement très longs
Ce qui m’a attiré sur cet arbre, son écorce , je pense qu’avec le temps elle change, ensuite son feuillage( avec l’aimable autorisation de Mr Henr Brisse/blog sophy, que je remercie), feuillage qui se réduit assez bien, disons bien, feuille très rugueuse, velue dessous, gris vert.
celui qui hante mes étagères, son âge 6 ans,
SON SUBSTRAT: terre de kyriu, pumice et un peu de fibres de coco, suivant ma façon de culture.
Arrosage: Appliquer la même forme d’approche que son parent « Le figuier ».
TAILLE: peut vous faire de beaux retraits de sève, il n’aime pas que l’on supprime les branches d’un certain diamètre, préfère la taille en vert en s’appuyant sur un futur bourgeon ou un départ de jeune feuille, comme son parent , une défoliation peut-être faite en juin (toujours prendre garde à la santé de votre arbre), pour sa taille de structure idem que le figuier en fin d’automne ou bien entre janvier et mi-fevrier, attention de laisser toujours 0,5mm de rameau au-dessus du bourgeon.
Lorsque vous pincez en vert , comme son parent, une apparition de latex s »effectue, perso comme pour le figuier , je pose un peu de cire de bougie fondue dessus, pas évident, cela marche
LIGATURE: fragile, les branches cassent pour un oui ou un non, l’écorce très fragile s’exfoliant facilement.
Son approche, pour la pose de futur ligatures, même procédé que Mr Murrata, un papier de soie ou sopalin autour du fil(diamètre du fil un peu plus large que celui correspondant à votre branche), pour la saison j’opterai comme le figuier à sève descendante(novembre, ici, ligature restant jusqu’à mi-mars), une précaution, on arrose la veille.
ENGRAIS: pauvre en azote, riche en potasse et phosphore, comme pour le substrat, chacun trouvera sa vie, sa façon, sa marque préférée. .
MALADIES: pourriture du racinaire( très peu si substrat drainant), pas ou peu d’insectes suceurs, sur le feuillage quelques taches d’attaque de rouille(très peu).
En conclusion, à découvrir, variété intéressante.











Merci Joël pour ton partage, et ce goût de l’enfance auquel tu m’invites dans le souvenir.
Merci Joël, de raviver, encore une fois, les souvenir de mon enfance. J’ai le gout de la mûre, qui titille mon palet