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sept 13, 2010 - Réflexions    No Comments

L’Esprit du Penjing.

L’Esprit du Penjing.

La culture du penjing appartenait aux lettrés ermites. Avec le temps, cet art a évolué et est devenu un support d’expression artistique comparable à la peinture, la poésie « Tang », la calligraphie…La composition est faite d’éléments essentiels : arbres, herbes, mousses, roche, eau, figurines…

Les artistes du penjing ne cherchent pas à reproduire fidèlement un paysage parfait de la nature avec détails sur plateau ou dans un pot. L’esprit du penjing réside dans la représentation symbolique de la beauté et surtout de l’essence de la nature, l’oeuvre et son contenu.

La nature est imparfaite. De ce fait, dans la création du penjing, les auteurs ne cherchent pas à gommer tous les défauts de la nature et à former un arbre parfait, par rapport au bonsai pratiqué au Japon. Ils laissent volontairement les traits de formation (cicatrices de taille, l’allure naturelle du tronc…). Le but n’est pas de contrôler ni imposer mais de révéler la beauté et les caractères naturels de l’arbre. (Les journalistes des magazines de bonsai portent souvent leurs critiques avant de voir la profondeur de l’art)

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sept 11, 2010 - Photos, Réflexions    No Comments

Introduction du bonsai au Japon et le reste de l’Asie

Sur le plan historique, les fouilles archéologiques menées dans les années 1970 et les récits historiques, ont confirmé que l’Art du penjing existe aux alentours de la fin de la dynastie Qin (Chine, 220-206 av. J.-C.) et au début de la dynastie Han (206 av. J.-C et 220 apr. J.-C.)

L’Art du penjing est très développé à l’époque de la dynastie Tang (Chine, 618-907 apr. J.-C.), période de l’âge d’or de la littérature chinoise. Grâce à une stabilité politique et économique, les échanges culturels et commerciaux s’intensifient chez le monde arabe et les pays d’Asie.

L’Art du penjing a été introduit au Japon sous la dynastie Song (Chine, 960-1279 apr. J.-C.) par les moines bouddhistes et plus tard par les dissidents politiques de la période de Qing (Chine, 1644-1911) qui a été recodifié par les maîtres Japonais pour donner naissance plus tard l’Art du bonsai.

L’art du pliage « Origami », l’art de la composition florale vivante « Ikebana », l’art de la composition de petites herbes « Kusamono » pratiqué dans les temples et l’art de la représentation des roches-paysages « Suiseki, souvent confondu au niveau de la traduction du caractère ‘pierre–roche et montagne’ avec le shanshui penjing, paysage de montagnes » ont été importés lors des échanges culturels.

L’ouverture culturelle a favorisé également l’introduction sur l’île, de la technique de support pictural « Kakemono » qui est mondialement utilisée dans les expositions et les salons. La technique d’émaillage en poterie « raku » est venue de la Corée.

Le bonsai, l’ikebana, le kusamono, l’origami…etc, est pratiqué à l’échelle planétaire après la Seconde guerre mondiale. Cependant l’image des penjing chinois est encore déficitaire aux yeux du monde entier à cause de mesures liberticides du régime dans le passé. De plus, la majorité des gens pensent que les arbres en pots de Chine sont les bonsai de la « grande distribution ». Les Anglo-saxons les appellent les « Mall-sai ». En anglais le « shopping mall » est un grand complexe commercial.

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sept 8, 2010 - Photos, Réflexions    No Comments

Etymologie: Bonsai et Penjing

Bonsai :
Le terme «bon-sai» en japonais est issu de deux caractères chinois (盆= pot, containeur, 栽= planter, cultiver, jeunes végétaux). Ce terme signifie littéralement la culture en pot des plantes.

Dans le terme (盆= pot), il y a la clé de la «vaisselle = 皿,ce caractère symbolise un morceau de la vaisselle cassée». En chinois, les clés restent une des premières méthodes qui permettent de chercher le sens des mots dans le dictionnaire. Ainsi, on retrouve la clé de la «vaisselle = 皿 » dans le mot « verre = 盃», « bol =盅»…etc.

Concernant le terme «栽= planter, cultiver, jeunes végétaux», On retrouve la clé des «végétaux = 木» dans le mot « racine ou base = 本, le petit trait à l’horizontal indique les racines de l’arbres, 日本, soleil-racine ou soleil levant= Japon) », «branche = 枝», « forêt = 林 »…etc.

On le retrouve aussi dans l’expression populaire : 有意栽花花不發, 無情插柳柳青陰 (Avoir l’intention de planter les fleurs mais elles ne fleurissent pas. Ne pas avoir l’intention de planter les saules, mais les saules prolifèrent en verdoyant abondamment.).

Ce qui veut dire que la vie est remplie, mais pas sans obstacles, tous ne se passent pas toujours comme prévu. (C’est mon cas)

Le mot « bon-sai » est prononcé « pen-sai » en mandarin, « bon-tai » en vietnamien.

Penjing :
Le terme « pen-jing » est composé de (盆= pot) et (景=paysage). C’est à dire la représentation en pot des paysages.

L’analyse du vocabulaire nous permet de voir que la culture du bonsai est plutôt concentrée sur la création d’un arbre ou groupe d’arbres en pot selon les règles strictes de l’art. L’art du penjing est axé sur la recréation des paysages dans la nature.

A ce point de vue, la culture du penjing laisse plus de liberté au niveau artistique. Les penjing ne sont pas codifiés systématiquement comme l’art du bonsai pratiqué au Japon. Chaque artiste, pratiquant, artisan a ses propres perceptions artistiques.

sept 5, 2010 - Fiche de culture, Photos    No Comments

Le mélèze du Japon

Le mélèze du Japon (Larix kaemferi ou Larix leptolepis) est origine de l’île de Honshu. Les Chinois, Japonais et Vietnamiens utilisent les mêmes caractères (唐松) pour désigner ce conifère.

A feuilles caduques, ils poussent sur les hautes altitudes et préfèrent les terres fraîches, un peu acide, aérées, riches et humides.

En bonsai, le mélèze exige un arrosage régulier et abondant en été. Il nécessite une fertilisation à la fin d’hiver avec un engrais organique à diffusion lente. Il aime être exposé directement au soleil le matin mais il ne supporte la sécheresse de la chaleur intense de l’après midi.

La taille de formation est pratiquée en hiver et celle d’entretien est faite par pincement des jeunes pousses en été. Le Larix est obtenu par marcottage, bouturage et semis.

Ces pré-bonsai de Larix sont issus de semis de 2004. Ils sont formés en cascade depuis novembre 2009 dans mon studio lotus-bonsai.com