Réflexions
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L’Esprit du Penjing.
La culture du penjing appartenait aux lettrés ermites. Avec le temps, cet art a évolué et est devenu un support d’expression artistique comparable à la peinture, la poésie « Tang », la calligraphie…La composition est faite d’éléments essentiels : arbres, herbes, mousses, roche, eau, figurines…
Les artistes du penjing ne cherchent pas à reproduire fidèlement un paysage parfait de la nature avec détails sur plateau ou dans un pot. L’esprit du penjing réside dans la représentation symbolique de la beauté et surtout de l’essence de la nature, l’oeuvre et son contenu.
La nature est imparfaite. De ce fait, dans la création du penjing, les auteurs ne cherchent pas à gommer tous les défauts de la nature et à former un arbre parfait, par rapport au bonsai pratiqué au Japon. Ils laissent volontairement les traits de formation (cicatrices de taille, l’allure naturelle du tronc…). Le but n’est pas de contrôler ni imposer mais de révéler la beauté et les caractères naturels de l’arbre. (Les journalistes des magazines de bonsai portent souvent leurs critiques avant de voir la profondeur de l’art)





