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Le penjing du sud de Lingnan : le « Grow&clip»

Lingnan(嶺南) correspond à une vaste zone, située au sud des cinq montagnes, qui couvre la région de Canton et Hongkong jusqu’au nord du Vietnam. Grâce à l’ouverture sur le monde par ses ports commerciaux, Lingnan fait référence aussi à une culture, qui comprend l’architecture, la peinture, poterie, l’opéra cantonais, le penjing formé dans le style de Lingnan…etc.

Le terme « Grow&clip», laisser pousser et tailler est bien familier pour les passionnés de bonsai. Ce n’est pas seulement une méthode, qui consiste à remplacer le ligaturage dans la formation des bonsai, souvent vu dans la littérature.

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oct 5, 2010 - Photos, Réflexions    1 Comment

Penjing & différentes écoles

En fonction de la répartition géographique de la flore sauvage, du climat et de la richesse des mœurs locales du pays, il y a plusieurs écoles de penjing entre Nord et Sud, Est et Ouest.

Le style de penjing du Nord est présenté par l’école de Suzhou, une ville dynamique située au Nord Est de la Chine, un ancien berceau de nombreux poètes de la dynastie Tang et connue pour ses fameux jardins dont neuf ont été classés par l’UNESCO.

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sept 13, 2010 - Réflexions    2 Comments

Le penjing et ses thèmes

Le penjing est divisé en trois catégories principales. On distingue :

Le Shan Shui Penjing (Landscape penjing) 山水盆景(paysage de montagnes, falaises, coteaux, collines).

Le Shu Mu Penjing (Trees penijing) 樹木盆景 (paysage fait d’un seul arbre, un groupe d’arbres et tous les styles). Le bonsai pratiqué au Japon est classé dans cette catégorie avec les 6 styles de base et ses variantes.

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sept 13, 2010 - Réflexions    No Comments

L’Esprit du Penjing.

L’Esprit du Penjing.

La culture du penjing appartenait aux lettrés ermites. Avec le temps, cet art a évolué et est devenu un support d’expression artistique comparable à la peinture, la poésie « Tang », la calligraphie…La composition est faite d’éléments essentiels : arbres, herbes, mousses, roche, eau, figurines…

Les artistes du penjing ne cherchent pas à reproduire fidèlement un paysage parfait de la nature avec détails sur plateau ou dans un pot. L’esprit du penjing réside dans la représentation symbolique de la beauté et surtout de l’essence de la nature, l’oeuvre et son contenu.

La nature est imparfaite. De ce fait, dans la création du penjing, les auteurs ne cherchent pas à gommer tous les défauts de la nature et à former un arbre parfait, par rapport au bonsai pratiqué au Japon. Ils laissent volontairement les traits de formation (cicatrices de taille, l’allure naturelle du tronc…). Le but n’est pas de contrôler ni imposer mais de révéler la beauté et les caractères naturels de l’arbre. (Les journalistes des magazines de bonsai portent souvent leurs critiques avant de voir la profondeur de l’art)

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sept 8, 2010 - Réflexions    No Comments

Bonsai & Penjing: Contexte historique

Avant de parler des origines du penjing, il faut comprendre le contexte politique de la période de Qin (Chine, 220-206 av. J.-C.). Cette époque est marquée par la réunification douloureuse de la Chine antique pendant le premier règne de l’empereur Qin qui entame les premières constructions de la grande muraille. Par la suite, ce lui-ci commence à cadrer entièrement le pays. C’est le début de la dictature, alors que la Chine est composée de plusieurs entités culturelles.

Tout le monde doit circuler sur les mêmes routes, utiliser les mêmes mesures, lire les mêmes caractères…etc. (Voyez ! Malheureusement, le totalitarisme continue d’exister de nos jours !). L’empereur inculte commence également à enterrer vivants les lettrés et à brûler les manuscrits parce qu’ils sont difficiles à gouverner. (Staline, Pol Pot, Mao…ont répété les mêmes gestes au cours des mesures liberticides de la révolution culturelle en détruisant les temples, chassant les intellectuels, pillant les musées et les jardins, très peu de bonsai centenaires ont survécus durant cet acharnement politique.)

Devant la situation politico-sociale injuste et instable, de nombreux érudits abandonnent la vie de société et se retirent dans les endroits isolés où l’armée de l’empereur ne peut pas accéder.

Dans le cadre de la vie champêtre, les lettrés commencent à révéler leur pensée à travers les expressions artistiques, poétiques, littéraires et la culture des plantes en pots.

Parmi ces lettrés, il y a Dao Yuen Ming, qui a vécu à la période de la dynastie Jin (Chine, 260-420 apr. J.-C.)

En plein hiver de l’an 405, Dao Yuen Ming reçoit l’ordre de porter les uniformes avec soin et d’aller s’agenouiller à l’entrée de son district pour accueillir un Inspecteur de la cour impériale. Devant une telle situation méprisantes et orgueilleuses du haut fonctionnaire, il écrit « Je préfère mourir plutôt de faim que de gagner 5 dou* de riz en m’abaissant devant ce triste corrompu ». Le « dou=10litres » est une unité de mesure. Le 5 « dou » est 50 litres de riz ce qui représente le maigre salaire d’un petit fonctionnaire.

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sept 8, 2010 - Photos, Réflexions    No Comments

Etymologie: Bonsai et Penjing

Bonsai :
Le terme «bon-sai» en japonais est issu de deux caractères chinois (盆= pot, containeur, 栽= planter, cultiver, jeunes végétaux). Ce terme signifie littéralement la culture en pot des plantes.

Dans le terme (盆= pot), il y a la clé de la «vaisselle = 皿,ce caractère symbolise un morceau de la vaisselle cassée». En chinois, les clés restent une des premières méthodes qui permettent de chercher le sens des mots dans le dictionnaire. Ainsi, on retrouve la clé de la «vaisselle = 皿 » dans le mot « verre = 盃», « bol =盅»…etc.

Concernant le terme «栽= planter, cultiver, jeunes végétaux», On retrouve la clé des «végétaux = 木» dans le mot « racine ou base = 本, le petit trait à l’horizontal indique les racines de l’arbres, 日本, soleil-racine ou soleil levant= Japon) », «branche = 枝», « forêt = 林 »…etc.

On le retrouve aussi dans l’expression populaire : 有意栽花花不發, 無情插柳柳青陰 (Avoir l’intention de planter les fleurs mais elles ne fleurissent pas. Ne pas avoir l’intention de planter les saules, mais les saules prolifèrent en verdoyant abondamment.).

Ce qui veut dire que la vie est remplie, mais pas sans obstacles, tous ne se passent pas toujours comme prévu. (C’est mon cas)

Le mot « bon-sai » est prononcé « pen-sai » en mandarin, « bon-tai » en vietnamien.

Penjing :
Le terme « pen-jing » est composé de (盆= pot) et (景=paysage). C’est à dire la représentation en pot des paysages.

L’analyse du vocabulaire nous permet de voir que la culture du bonsai est plutôt concentrée sur la création d’un arbre ou groupe d’arbres en pot selon les règles strictes de l’art. L’art du penjing est axé sur la recréation des paysages dans la nature.

A ce point de vue, la culture du penjing laisse plus de liberté au niveau artistique. Les penjing ne sont pas codifiés systématiquement comme l’art du bonsai pratiqué au Japon. Chaque artiste, pratiquant, artisan a ses propres perceptions artistiques.