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Chroniques méditerranéennes………

L’acacia comme chaque année revêt son habit d’apparat, cela donne une impression nacrée de voile ondulant sous la brise.

Pendant ces semaines de parures éblouissantes, l’air s’emplit de parfums sucrés lorsque le soleil du matin   réchauffe ces grappes en un parfum à la limite du palpable, une senteur voluptueuse.

Une haie de pyracantha , accompagne la floraison des acacias, en bourdonnements et parfums capiteux, à celui qui offrira le plus de souvenirs olfactifs.

Mars aride, avril humide, mai tenant des deux, présagent l’an plantureux.

D’ici quelques semaines, d’autres arômes aussi puissant envahiront l’air, lorsque les grappes de l’arbre à beignets se fermeront; mais laissons parler un auteur que j’apprécie » Apparaît, la fleur étrange du tilleul, une aile de libellule, d’où émerge un minuscule soleil » , Alain Paraillous.

Froid mai et chaud juin, donnent pain et vin

Si le dicton est vrai, méchante femme s’épouse en mai.

Revenons à nos étagères, quelques conifères de notre coin de Languedoc, se prélassent  en ce joli mois de mai, mois en températures agréables, parfois un peu fraîches, mais excellentes pour nos arbres.

Le cade, juniperus oxycedrus, petit cèdre, cèdre piquant, est un conifère agréable à mener en pot, se comportant très bien en ce milieu étroit( n’en déplaît à certains, qui le considére moins bien qu’un tropical, bon, il faut dire qu’ils habitent la sibérie, et non certainement pas la main verte pour ce genre de conifère).

Ce que j’ai pu observer: il se montre assez résistant au froid, à condition de bien protéger son racinaire noyé dans du mulch de bois( cela lui garde une certaine fraicheur utile en hiver), son substrat pumice(petite granulométrie) , akadama, un peu de kyriu.

Il figure assez souvent parmi les dernières espéces à entrer en repos végétatif, mais il se montre parmi les premières à répondre au printemps, par une pousse assez forte.  Mi-mai, il prépare ses bourgeons floraux( enfin le mien).

Sa mauvaise réputation, vient du fait qu’il abandonne les rameaux faibles, les moins exposés au soleil(lumière). Sur les conseils de Jean-François Busquet, pour remédier à cela, j’ai ôté les rameaux faibles inutiles a sa forme, des approches de pincements pour favoriser un certain bourgeonnement en arrière, qui pourra me servir d’appui pour de futures tailles, pour éviter des pousses trop longues.

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oct 20, 2011 - Exposition    2 Comments

exposition shohin

Une première en France dédiée aux petits; il est vrai que nous ne trouverons pas de shohin ou mame aboutis, sauf peut-être ceux achetés au Japon, nous ne trouverons que des arbres en formations.

Aimant avec Ludovic cette catégorie nous ne pouvions que souligner cette exposition en exprimant aux organisateurs un grand merci, en souhaitant  que cette première ne sois pas une dernière.

(Je remercie Gilles pour cette affiche)

jan 29, 2010 - Réflexions    8 Comments

Petit à petit… Shohin et Mame. 1/-

Je suis depuis toujours amateur des petits arbres, ou plus spécifiquement des Bonsaï de petites tailles. J’entends par là les Bonsaï que l’on qualifie de « Shito », « Mame », « Gafu-bonsaï » et « Shohin », soit des arbres en pot ne dépassent pas (environ) les 25 cm.

D’abords par le fait qu’il me procurent une émotion plus particulière que je ne retrouve pas chez leurs ainés de plus grande taille, mais aussi parce que les conditions de culture que j’ai pu  mettre en œuvre pour ma pratique ont toujours requis un espace réduit de part mon logement : Un appartement et quelques rebords de fenêtres.

Depuis 1998 je me suis donc intéressé à la culture de ces « petits » arbres avec je dois l’avouer de nombreux échecs. Échecs probablement dus à :

  • une méconnaissance des modes de cultures traditionnelles des Bonsaï
  • une méconnaissance de la particularité de la culture des Mame.

Mais cette aventure me passionne toujours autant, est elle est même ma pratique essentielle de l’univers des Bonsaï.

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